L’inculturation et le manque de prêtres... parmi les sujets débattus
Synode sur l’Océanie: les Pères synodaux travaillent en petits groupes
Rome, 30 novembre 1998 (APIC) Les participants au Synode pour l’Océanie travaillent cette semaine en petits groupes au Vatican sur les sujets essentiels abordés au cours de leurs Congrégations générales, depuis l’ouverture des travaux, le 22 novembre dernier. L’inculturation, le manque de prêtres, les laïcs et les écoles devraient figurer en bonne place parmi les sujets débattus cette semaine par les Pères synodaux.
Une synthèse de ces sujets a été présentée lundi 30 novembre à l’ensemble des Pères synodaux, par Mgr Barry James Hickey, archevêque de Perth, en Australie, rapporteur général du synode.
Selon ce d’après ce rapport, les discussions seront centrées sur la question de l’inculturation de la foi en Océanie, et sur la confrontation des évêques du Pacifique avec des sociétés et des cultures très sécularisées. Une attention toute particulière devrait être accordée au rôle des laïcs et en particulier du catéchiste, qui représente souvent, dans cette région du monde où les prêtres sont en très petit nombre, «la colonne vertébrale de la vie de l’Eglise dans la communauté locale».
Autre sujet qui préoccupe un grand nombre de Pères synodaux: celui des écoles catholiques, dont la fonction doit être clairement définie au sein de l’Eglise. Beaucoup ont souligné le besoin d’une «formation adéquate des enseignants», pour que ceux-ci puissent remplir leur rôle d’éducation à la foi catholique. La nécessité d’une meilleure formation dans les séminaires est également l’un des grands soucis de l’Eglise d’Océanie.
Les membres du Synode se pencheront d’autre part sur les relations oecuméniques entre les Eglises chrétiennes. Ils souhaitent faire «une distinction bien précise entre l’oecuménisme authentique et l’activité de certaines sectes agressives qui engendrent division et confusion dans la vie de beaucoup de gens».
Par ailleurs ils réfléchiront aux remèdes à apporter aux différents problèmes de justice sociale, liés notamment aux indigènes, aux migrations et au chômage, et étudieront comment «développer une relation de coopération avec les médias», malgré «les difficultés qui peuvent facilement surgir dans ce secteur». (apic/imed/pr)




