A Cuba, il y a un «avant» et un «après» la visite du pape

Avec la visite historique du pape Jean Paul II en janvier dernier à Cuba, on peut parler sans conteste d’un «avant» et d’un «après», confirme à l’APIC le cardinal Jaime Lucas Ortega y Alamino, archevêque de La Havane. Cette visite aura des effets durables et en profondeur dans le peuple cubain, catholiques et non catholiques confondus, insiste-t-il. Une artiste lui a confié: «Nous ne pourrons plus jamais être les mêmes après cette visite, notre vision de la réalité a été profondément changée». Mais, souligne-t-il, le chemin avait déjà été aplani avant la visite du Saint-Père. Depuis près de quatre ans, en moyenne 60-70 prêtres ont été autorisés à entrer chaque année à Cuba. Il s’agit maintenant de normaliser la situation.

«Nous nous sommes fixés comme but une normalisation de la vie de l’Eglise dans un Etat laïc moderne. C’est cela que nous voulons et tout le reste – ouverture d’écoles catholiques, autorisation de développer des moyens de communication sociale, entrée libre des missionnaires, etc. – viendra en son temps. En ce qui concerne l’entrée de prêtres étrangers, nous sommes arrivés à établir un dialogue avec le gouvernement pour normaliser le séjour des prêtres, religieux et religieuses étrangers. Je pense que ce rythme doit continuer à s’accroître ces prochaines années.» (apic/be)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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