Une décision prise à l’unanimité par l’ASME
Bâle: Reférendum annoncé en cas d’adoption de la solution des délais au parlement
Bâle, 5 octobre 1998 (APIC) Le comité de l’Association «Aide suisse pour la mère et l’enfant» (ASME) a décidé à l’unanimité de lancer un référendum au cas où la solution des délais en cas d’avortement triompherait aux Chambres fédérales. Le mouvement se déclare prêt à lancer le référendum seul ou avec d’autres organisations.
Pour l’ASME, responsable d’une initiative populaire intitulée, «Pour la mère et l’enfant», toute décision portant sur la définition d’un délai pour légaliser l’avortement outrepasse le mandat des politiciens. «En ce sens, les Chambres fédérales ne devraient pas disposer à leur gré de la dignité de la vie humaine. Les autres modèles dit des ’indications’ ou de ’protection’, assortis d’une consultation obligatoire , introduisent eux aussi la notion d’un délai arbitraire et scientifiquement insoutenable», déclare encore l’ASME dans un communiqué publié lundi. L’initiative «Pour la mère et l’enfant», prétend encore l’ASME est désormais pour ses membres une alternative solide et constructive face à «la solution des délais». L’initiative a déjà obtenu 50’000 signatures.
Vendredi soir plusieurs centaines de Romands se sont rassemblés par ailleurs sur la Place fédérale à Berne dans le cadre d’une manifestation «Illumi-Native». Ils ont allumé 11’500 bougies représentant le 11’500 signatures en faveur de la vie, récoltées uniquement en Suisse romande et remises à la Chancellerie fédérale à berne. Une manière aussi, selon les organisateurs, d’apporter leur soutien aux parlementaires qui rejetteront «la solution des délais».
Le débat sur le sujet sensible de l’interruption de grossesse a commencé lundi au Conseil national. La commission des affaires juridiques du parlement suisse propose une solution des délais à 14 semaines. Durant ce temps la femme serait libre d’interrompre sa grossesses. Dès la 15e, il faudra prouver une menace grave sur son intégrité physique ou une situation de détresse profonde. Le Conseil fédéral suggère, quant à lui. 12 semaines et une consultation obligatoire pour la femme. Il s’agit de remplacer le droit actuel qui date de 1942 et qui est interprété différemment selon les cantons. (apic/com/ba)




