Pour une vraie promotion de la femme

ONU: Intervention du Saint-Siège aux Nations Unies sur le rôle de la femme dans la société

Rome, 19 octobre 1998 (APIC) Le Saint-Siège est intervenu à l’Organisation des Nations Unies à New York le 14 octobre, pour plaider la promotion de la femme, lors d’une discussion sur la femme, en prolongement de la IVe Conférence Mondiale organisée à Pékin en septembre 1995.

Hélène Lukas, membre de la délégation vaticane, a rappelé la participation du Saint-Siège au consensus qui avait permis d’approuver le document de Pékin (»Beijing Platform for Action»), malgré quelques réserves sur certains passages. Pour le Vatican, en effet, le Programme d’Action est en «étroite convergence» avec la doctrine sociale de l’Église, «en particulier dans les parties du document qui traitent des besoins des femmes pauvres, de la fin de la violence contre les femmes, de l’accès des femmes à l’emploi, à la terre, au capital et à la technologie, des stratégies de promotion de la femme, sur le plan de l’alphabétisation et de l’éducation».

Trop de femmes sont encore pauvres, impuissantes et victimes de la violence», a souligné Hélène Lukas, qui a chiffré en outre à 538 millions le nombre des femmes illettrées actuellement dans le monde.

Sur le plan de la santé, la délégation vaticane a reconnu que les trente dernières années ont vu «une grande amélioration» de l’accès des femmes aux soins de santé. Elle a cependant insisté sur «le nombre toujours croissant» des femmes qui meurent lors de la grossesse ou de l’accouchement. Le sida est aussi une plaie qui touche particulièrement les femmes – un million d’entre elles l’an dernier, tandis que les orphelins de moins de 15 ans atteints par le virus sont actuellement au nombre de 8 millions.

Face à toutes ces «injustices», le Saint-Siège ne cesse de promouvoir toute action visant à rehausser le statut de la femme, a poursuivi Hélène Lukas. Et de citer, entre autres, «la stratégie prioritaire» demandée aux institutions éducatives, aux congrégations religieuses enseignantes et aux institutions médicales catholiques afin de viser les jeunes filles et les femmes, particulièrement les plus pauvres et les plus en marge de la société.

L’Église est parfaitement consciente qu’il est important de poursuivre le travail commencé à Pékin, a conclu la représentante du Saint-Siège. C’est pourquoi «elle incite les personnes, la société dans son ensemble et les autorités politiques du monde entier à apporter une réelle contribution à la promotion du statut de la femme» et à «se porter solidaire de toute initiative internationale authentique pour améliorer la situation des femmes». (apic/cip/imed/pr)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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