Un représentant du Vatican se rendra dans le pays
Tchéquie: Le Vatican cherche encore une solution pour les prêtres clandestins
Rome / Prague, 18 septembre 1998 (APIC) Le Vatican entend négocier directement avec les prêtres ordonnés clandestinement en Tchéquie durant l’époque communiste. La Congrégation pour la doctrine de la foi réfléchit actuellement à l’envoi d’un représentant spécial dans le pays pour rencontrer personnellement chacun des prêtres clandestins qui n’a pas encore rejoint les structures officielles de l’Eglise.
Le cardinal Joseph Ratzinger a discuté de la question avec les évêques tchèques lors de leur récente visite «ad limina» à Rome. Selon le service de presse de l’épiscopat tchèque, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi a refusé l’idée de la création d’une prélature personnelle qui regrouperait les anciens prêtres clandestins. La discussion a cependant permis d’admettre que la direction ecclésiale a commis des erreurs lors de la réintégration des prêtres clandestins. Ainsi les directives établies par le Vatican en 1992 n’ont jamais été publiées in extenso. Ce qui a provoqué incertitudes et querelles.
Le Vatican comme les évêques tchèques souhaitent aujourd’hui honorer l’engagement de beaucoup de chrétiens au temps de la persécution.
Concrètement les difficultés touchant les prêtres clandestins concernent deux aspects: la validité de leur ordination sacerdotale et le fait que beaucoup sont des hommes mariés. En cas de doute, le Vatican a proposé de répéter l’ordination «sous conditions». Ce que certains refusent. Quant aux prêtres mariés, la solution consiste à les intégrer au rite gréco-catholique qui, contrairement au rite latin, ne connaît pas l’obligation de célibat des prêtres, Là encore un certain nombre ont refusé de rejoindre un rite et une communauté qui n’est pas la leur.
En novembre dernier et pour la première fois 18 prêtres mariés ordonnés «sous conditions» ont été intégrés publiquement dans l’Eglise gréco-catholique. Une seconde solution consiste à intégrer les prêtres clandestins mariés comme diacres permanents dans l’Eglise latine. En 1996 une soixantaine avaient fait cette démarche. En Tchéquie, on estime le nombre des prêtres mariés clandestins à 350, dont une majorité ne se seraient pas annoncés pour reprendre officiellement une tâche pastorale. (apic/kap/mp)




