Il n’est pas licite de se résigner à la misère
Castelgandolfo: Vibrant plaidoyer du pape pour la justice sociale
Castelgandolfo, 27 septembre 1998 (APIC) Jean Paul II dénonce le «spectacle immoral d’un monde» où persistent la famine et l’extrême pauvreté. Il appelle les fidèles à réagir au niveau personnel et international, en construisant une «culture et une politique de la solidarité», de façon à venir à bout des «défis de l’indigence et de l’injustice sociale». Un appel lancé dimanche, après la prière de l’angélus à Castelgandolfo, sur un ton particulièrement vigoureux.
Evoquant la figure de saint Vincent de Paul – fêté ce dimanche – le pape a demandé aux fidèles de vivre la préparation au Grand Jubilé à l’enseigne de la charité et de la solidarité, dont a témoigné en son temps le saint français et dont témoignent encore, a-t-il encore souligné, les associations qui se réclament de sa paternité spirituelle.
«Il n’est pas licite, poursuit Jean Paul II, de se résigner devant le spectacle immoral d’un monde où il y en a qui meurent encore de faim, n’ont pas de maison, manquent de la plus élémentaire instruction, ne disposent pas des soins nécessaires en cas de maladie, ne trouvent pas de travail. Et cette liste des veilles et des nouvelles pauvretés pourrait s’allonger sans mesure».
Evoquant les «défis» qui en appellent «à notre conscience», le pape dénonce, comme «intolérable», le contraste existant entre «la part de l’humanité qui jouit de tous les avantages du bien être économique et du progrès scientifique et la masse énorme de ceux qui vivent dans des conditions d’indigence extrême».
Dieu du côté des pauvres
Et de citer la parabole évangélique du pauvre Lazare et du riche vivant dans l’opulence. Pour le pape, cette parabole «proclame avec clarté que, dans le contraste criant entre des riches insensibles et des pauvres manquant de tout, Dieu est du côté de ces derniers». (apic/com/ba)




