L’organisation craint pour les services essentiels à Kinshasa

Belgique: MEMISA envoie du matériel de secours au Congo

Bruxelles, 13 août 1998 (APIC) Les confrontations militaires en République démocratique du Congo risquent d’étrangler les services les plus essentiels de la capitale Kinshasa, dont la population est d’environ 5’000’000 personnes, observe l’organisation humanitaire belge MEMISA, qui a fait le nécessaire pour expédier sur place du matériel de secours, avec l’aide de l’ambassade de Belgique.

Les services de santé, l’approvisionnement en nourriture et en eau potable, pendant des périodes normales, sont déjà très précaires en République démocratique du Congo, rapporte l’organisation liée aux réseaux missionnaires et spécialisés dans l’aide médicale. Ces services risquent d’être complètement perturbés si les voies d’acheminement sont bloquées. En outre, une éventuelle occupation militaire pourrait entraîner de nombreux blessés dans la population civile, redoute encore MEMISA.

C’est pour se préparer à l’éventualité de pareil scénario dramatique, avec son cortège de blessés de guerre, que l’organisation humanitaire a décidé de renforcer immédiatement son appui aux services de santé de base et aux centres nutritionnels en veillant à leur approvisionnement, tout en prévoyant le nécessaire pour assurer la disponibilité en eau potable.

Cette nouvelle aide à la population congolaise bénéficie du soutien de la section de Coopération de l’ambassade de Belgique et a été pensée en coordination avec les services de Médecins Sans Frontières.

L’envoi des secours est partie jeudi. Il s’agit de neuf tonnes de matériel comprenant des médicaments de base, du petit matériel, du matériel d’anesthésie, des kits de transfusion sanguine, des tests sanguins, du matériel de radiographie et du plâtre.

Ce matériel sera pris en charge par l’équipe de MEMISA à Kinshasa et sera distribué ensuite à travers plusieurs formations médicales, entre autres celles qui sont liées au réseau du Bureau diocésain des oeuvres médicales à Kinshasa. De la nourriture sera achetée dans les régions avoisinantes pour assurer la continuité des centres nutritionnels, où l’on continue d’accueillir et d’accompagner des enfants qui souffrent de dénutrition.

Les services les plus élémentaires seront ainsi assurés pour un grand nombre, conclut MEMISA, qui juge «inacceptable que la population souffre davantage du déploiement progressif des forces armées» (apic/cip/ba)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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