Fin ou commencement d’une époque, s’interroge le pape
Castelgandolfo: Ouverture d’un colloque international sur le temps et la modernité
Rome, 17 août 1998 (APIC) Un colloque international sur le temps et la modernité s’est ouvert lundi 17 août à Castelgandolfo. Mis sur pied par l’Institut des Sciences Humaines de Vienne, ce colloque accueille durant deux jours une vingtaine de spécialistes de divers pays.
Les participants ont été accueillis par le directeur de l’Institut, le professeur Krzysztoff Michalski, qui enseigne la philosophie aux Universités de Boston aux Etats-Unis et de Varsovie en Pologne.
Les deux journées de travaux ont été réparties en quatre séances, sous la présidence successive du philosophe Leszek Kolakowski (Chicago), des politologues Pierre Rosanvallon (Paris) et Irak Katznelson (New York), puis du ministre polonais des Affaires étrangères Bronislaw Geremiek.
Les conférenciers ont d’abord envisagé diverses conceptions du temps: dans la tradition chrétienne, dans la société contemporaine, en Chine, au Moyen-Orient. Ce recul historique leur a fourni des repères pour s’interroger davantage sur la rationalisation du temps dans la vie quotidienne, sur les alternances parfois problématiques entre temps de la vie et temps du travail, entre temps personnel et temps politique.
L’audience, accordée par le pape aux participants le premier jour de leur colloque a été pour lui Jean Paul II l’occasion de redire sa «plus haute estime» pour les personnes qui donnent le meilleur d’elles-mêmes à la recherche et à la compréhension de la réalité telle qu’elle est.
D’un point de vue ecclésial, le pape s’est contenté de relever la pertinence pour l’Eglise du sujet abordé par le colloque. L’Eglise a mission d’annoncer l’Evangile tout en rencontrant les personnes de chaque époque, dans ce qu’elles sont, a observé le pape. Il faut dès lors «comprendre chaque époque, chaque période de l’histoire, avec ses présupposés, ses valeurs, ses attentes, ses limites et ses erreurs». Et Jean Paul II de s’interroger en conclusion: «Est-ce la fin d’une époque ou est-ce un commencement?» (apic/cip/pr)




