Pour le maintien des mosaïques de Marko Rupnik
Pour le préfet du dicastère pour la communication du Vatican, Paolo Ruffini, déposer les mosaïques de Marko Rupnik accusé de multiples viols et d’emprise, ne serait pas une «réponse chrétienne». Les mosaïques de l’ex-jésuite ornent de très nombreux sanctuaires dans le monde et au Vatican.
Paolo Ruffini s’exprimait lors d’une conférence des médias catholiques aux États-Unis, le 21 juin 2024, rapporte La Croix. Interrogé sur l’utilisation régulière, par les sites officiels du Vatican, d’illustrations des mosaïques de Marko Rupnik, il a répondu que «retirer, effacer, détruire l’art n’a jamais été un bon choix», selon des propos rapportés par le magazine jésuite America. Tout en précisant attendre le jugement du Dicastère pour la doctrine de la foi concernant Marko Rupnik, il a insisté pour dire que si la proximité avec les victimes est importante, il ne savait pas si le fait de retirer l’art de Rupnik était ‘un moyen de nous rapprocher d’elles’.
Lourdes doit décider prochainement
Ces propos interviennent alors qu’en France, le sanctuaire de Lourdes doit prochainement rendre sa décision sur le sort réservé aux mosaïques de Marko Rupnik qui ornent la basilique Notre-Dame du Rosaire. A Rome les travaux du prêtre sont omniprésents, la ville ne compte pas moins de 43 chapelles ou églises parées du travail du mosaïste et de son centre Aletti, un atelier placé sous la protection du diocèse de Rome. Soit un cinquième des 231 œuvres de Rupnik à travers le monde.
«On ne va pas enlever ces œuvres, il n’y a pas de raison de le faire, s’agace un cardinal de Curie. Vous imaginez, si on faisait ça avec Michel-Ange?» Un argument que l’on retrouve souvent avec Le Caravage, accusé d’être un assassin mais aussi, par certains, de pédophilie. Deux références également utilisées, à Atlanta, par le plus haut responsable de la communication du Saint-Siège. (cath.ch/cx/mp)





