Le texte de l’initiative se veut un contre-projet à la solution des délais suite au dépôt d’une initiative parlementaire de la conseillère nationale Barbara Haering Binder, socialiste zurichoise. L’initiative vise à inscrire dans la Constitution fédérale le principe de la protection de la vie de l’enfant non encore né et celui de l’aide à la mère en détresse. Selon les initiants, est punissable toute personne qui commet un avortement ou qui y contribue de manière décisive, sauf dans le cas où la grossesse met en danger la vie de la mère. Cette disposition, très restrictive par rapport à la patique actuelle, vise en premier lieu les médecins qui pratiquent des avortements. La femme elle-même, assurent-ils, n’est pas visée et devrait généralement échapper à toute sanction pénale.
L’initiative pour la mère et l’enfant, contre projet à la solution des délais
Le texte de l’initiative permet enfin aux professionnels de la santé de refuser de pratiquer des avortements si leur conscience le leur interdit. Le texte postule aussi une aide spécifique pour les mères en détresse que les cantons seraient chargés d’appliquer en collaboration avec les instances existantes. Les mesures transitoires annexées à l’initiative prévoient de consacrer à cette cause une partie des millions de la Fondation Suisse Solidaire. De son côté, la Ligue suisse de femmes catholiques à Lucerne (SKF) s’est clairement distancée de cette initiative. La SKF dit ne pouvoir que refuser une initiative qui criminalise la femme qui avorte et qui présente comme une solution la possibilité d’adoption dès que la grossesse est constatée. Les évêques suisses, par contre, ont salué cette alternative à la «solution des délais» et mandaté une commission d’experts pour étudier le texte de l’initiative. (apic/be)




