Catholiques et protestants inquiets des répercussions sociales

Inde Menaces fiscales sur les services de la santé et de l’éducation

Bombay, 5 juillet 1998 (APIC) Les services chrétiens dans le domaine de l’éducation et de la santé sont très appréciés en Inde. Mais ils risquent de connaître un coup d’arrêt si la proposition d’enlever l’exemption des taxes pour ces institutions est votée. Cet amendement sur les impôts imposés aux services de la santé et de l’éducation menace de se répercuter sur le coût dans des domaines sociaux sensibles dans ce pays. Catholiques et protestants se disent inquiets des répercussions sociales.

La Conférence épiscopale de l’Inde et le Conseil national des Eglises ont exprimé leur préoccupation vis-à-vis de la proposition de budget du ministre fédéral Yashwant Sinha, qui veut placer les institutions d’éducation et de santé sous une nouvelle loi fiscale. Le ministre, en présentant le projet, a déclaré que les facilités accordées à ces institutions avaient été mal utilisées, et que ce projet représentait en conséquence une mesure pour les amener à reprendre une discipline normale à propos des impôts.

«Nous sommes conscients que les Instituts d’éducation ont été bénéficiaires d’exemption depuis 1922. Les instituions médicales furent elles aussi exemptées en 1970. En outre, il y a certaines garanties pour éviter le mauvais emploi de ces exemptions» a déclaré Mgr Alan De Lastic, Président de la Conférence Episcopale.

La proposition de supprimer les exemptions pourrait multiplier les tracasseries pour les institutions catholiques. Le désir du ministre des Finances de réorganiser ces institutions est très dangereux pour leur bon fonctionnement, a fait remarquer Mgr Oswald Gracias qui a participé à l’Assemblée de la Conférence, le 8 juin.

Violation de la confiance

Exposer ces institutions, qui réalisent un important et excellent service, aux décisions subjectives d’un employé des impôts, est une violation importante de la confiance dont elles sont l’objet, a pour sa part déclaré le révérend K. Rajaratanam, président du Conseil national des Eglises. Tous insistent aujourd’hui auprès du Ministre, pour qu’il retire sa proposition.

«Les soupçons du gouvernement sur des évasions fiscales par l’intermédiaire des institutions d’éducation sont ridicules» a déclaré le Père George Pereira, secrétaire général de la Conférence épiscopale. On craint que si cette proposition est acceptée, elle n’aboutisse à une augmentation des taxes pour les institutions d’éducation et de santé.

La proposition du ministre fait partie du budget présenté le 1° juin par le gouvernement Vajpayee conduit par le pro-Hindu Bharatyia Janata Party (»Indian people’s party»).

Indonésie: Après 300 ans de présence missionnaire

Premier prêtre autochtone ordonné à Manado

Manado, 5 juillet 1998 (APIC) 1998 (APIC) Le père Johanes Sareta, religieux du Sacré Coeur et fils d’un charpentier de l’île de Sangihe, au nord de la province de Sulawesi, a été ordonné prêtre par Mgr Josephs Suwatan, évêque du diocèse de Manado. Il est le premier prêtre autochtone à être ordonné à Manado, après 300 ans de présence missionnaire.

«Nous sommes fiers d’avoir finalement un de nos fils comme prêtre après des centaines d’années. Dieu a entendu nos prières», a commenté un laïc après la cérémonie.

Le district de Sangihe-Talaud regroupe deux ensemble d’îles du même nom. Il compte près de 250’000 habitants. La plupart sont protestants. Les catholiques sont environ 3’700. Il faut pas moins de 12 heures de bateau pour rejoindre Manado. Comme le beau temps ne dure que 6 mois, cela pose de sérieux problèmes pour assurer auprès des paroissiens locaux les services pastoraux qu’ils réclament. (apic/cip/pr)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!