Le président roumain Constantinescu invitera formellement le pape
Jean Paul II pourrait se rendre en Roumanie en mai 1999
Rome, 8 juillet 1998 (APIC) Le président roumain Emil Constantinescu invitera formellement le pape à se rendre dans son pays en mai 1999, a déclaré mardi 7 juillet à Rome, le Premier ministre roumain Radu Vasile, à l’issue d’une audience de 20 minutes avec le pape que Jean Paul II au Vatican. Ce serait la première visite du pape dans un pays majoritairement orthodoxe (80%, selon les chiffres de l’église orthodoxe).
«J’ai transmis au pape les salutations du président Constantinescu, et lui ai fait part à l’avance de l’invitation à se rendre en Roumanie en mai 1999», a déclaré Radu Vasile.
Conformément aux usages s’agissant d’audiences privées, le Vatican n’a pas commenté la visite.
L’invitation formelle dépend maintenant de l’apaisement des dissensions sur le terrain entre les communautés gréco-catholiques (environ 250’000 fidèles, les catholiques latins étant très minoritaires) et orthodoxes, en particulier en raison des propriétés et des églises catholiques confisquées par le régime communiste, et cédées par lui aux orthodoxes.
L’église gréco-catholique, ou «uniate», de rite byzantin, mais rattachée à Rome, avait été interdite en 1948. Elle a été de nouveau légalisée en 1889, à la chute du régime communiste.
Les représentants catholiques et orthodoxes ont mis en place, à la fin du mois de juin, une commission bilatérale pour régler cette question qui concerne quelque 2 mille églises.
Selon une déclaration, du porte-parole du patriarche Téoctist, faite mardi à Bucarest, le patriarche «pourrait lancer une invitation au pape dès cet automne».
L’an passé, le président Constantinescu avait participé, à Padoue, à la rencontre des religions et de la paix organisée par l’association catholique italienne de Sant’Egidio. Rencontre au cours de laquelle il avait invité l’association à organiser sa prochaine rencontre en Roumanie.
Selon Sant’Egidio, le fait que la XIIème rencontre, prévue effectivement à Bucarest du 30 août au 1er septembre, soit organisée conjointement avec les autorités orthodoxes est en effet une preuve de «détente». (apic/imed/pr)




