Tous centres confondus, la Fondation Callecruz travaille en permanence avec quelque 160 enfants, dont 16% de filles, toujours plus nombreuses à faire la zone. Cela sans parler des 250 à 300 gosses de la rue avec lesquels le missionnaire suisse et ses collaborateurs tentent de maintenir le contact. 300, sur les 800 gamins et gamines recensés en 1997 par l’équipe de Callecruz. Soit 600 à 800 de moins qu’en 1996. Disparus en silence.

Callecruz en chiffres

L’histoire d’amour entre les gosses de la rue de Santa Cruz et le Père rédemptoriste commence en 1991, même si sa pastorale des jeunes, dans de nombreuses villes boliviennes, est bien antérieure. A ses débuts à Santa Cruz, le «Padre» travaillait uniquement dans la rue, à soigner essentiellement les blessures physiques des gosses.

Le missionnaire zurichois s’apercevra très vite que cela seul ne suffit pas. D’où l’achat, en 1992, d’un premier local. En dehors des deux Centres de réinsertion pour les enfants par leur mise à niveau scolaire, et celui de Patuju, le Padre en a ouvert deux autres. L’un à la campagne, sous la forme d’une petite ferme entouré de 47 hectares, dont 20 sont cultivables; l’autre doté de chambres individuelles pour les enfants qui entrent en apprentissage ou en études après un bout de chemin avec le missionnaire et son équipe.

«Notre but, lorsqu’il y a une possibilité, est bien entendu de travailler à la réintégration de l’enfant dans sa famille, chez un oncle ou une tante, car la structure familiale fonctionne en Bolivie», explique le rédemptoriste. Avec ses 53 collaborateurs, dont sa sœur venue de Zurich, le Père Jorge a distribué 20’000 repas en 1996, enregistré plus de 13’000 nuitées dans les divers Centres, et soignés près de 3’000 blessures ou maladies plus ou moins graves: hémorragies, coups de couteau ou de rasoir, maladies vénériennes et de la peau.

L’Association Callecruz s’est dotée de statuts en 1994. L’action du Père Jorge tourne avec un budget de 200’000 dollars (300’000 francs), versés principalement de la Suisse par des amis et des Comités de soutien. En 1996 cependant, et pour la première fois, le tiers des fonds a été récolté en Bolivie…. En attendant d’atteindre 50%. Pas un franc, en revanche, n’est versé par le gouvernement. «Ce dernier nous met d’ailleurs souvent les bâtons dans les roues. Les locaux dans lesquels fonctionne le premier Centre sont loués au gouvernement. Qui parle de nous expulser. Allez comprendre!» (apic/pr)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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