SOS pour sauver un instrument de l’œcuménisme
Genève: Sérieuses difficultés financières à la Librairie Œcuménique
Genève, 13 juillet 1998 (APIC) La Librairie Œcuménique à Genève vit de sérieuses difficultés financières. Avec le soutien de ses partenaires «Labor et Fides» et «La Procure» (Paris), son chiffre d’affaires effleure le million de francs, c’est pourtant insuffisant; elle risque de disparaître dans les mois à venir. Le travail de cinq personnes est en jeu. Les difficultés financières de la librairie ne sont pas nouvelles. La dernière, en 1997, avait obligé à une vaste restructuration.
Fruit d’une collaboration entre l’Eglise catholique et l’Eglise Nationale protestante, ce lieu privilégier d’échange entre les différentes traditions religieuses se bat aujourd’hui pour survivre. Un appel de fonds pour des dons est lancé par l’Association des Amis de la Librairie Œcuménique, dans une lettre signée conjointement par Mgr Pierre Farine, évêque auxiliaire à Genève et par Marc Faessler, membre du Conseil de l’Eglise protestante genevoise.
La Librairie Œcuménique a été fondée en 1982, à la suite de la fermeture de la Librairie catholique «Trono», à Genève également. Dès sa conception, le but de ses fondateurs, l’Eglise catholique et l’Eglise nationale protestante (ENPG), a été de développer l’œcuménisme en proposant des ouvrages de références. Pour ce faire, ils se sont assurés la collaboration de «Labor et Fides» et de «La Procure».
En septembre 1997, une restructuration du personnel et une diminution du temps de travail ont permis quelques économies. Ce n’était pas assez. Même l’investissement personnel de son directeur, Jean-Pierre Meynard, n’a pas suffit à ramener la barque à flots. Aujourd’hui, Il faut recueillir, sous forme de dons, 50’000 francs, pour éviter le naufrage.
Le chiffre d’affaires de la libraire se monte à environ de 940’000 francs actuellement. Elle occupe cinq personnes, dont un poste à 100%, trois à 50% et un apprenti. Outre la récolte de dons, la présidente de l’Association des Amis de la Librairie Œcuménique, Christiane Escher, avance pour l’APIC une autre mesure envisagée: Lors de l’assemblée de la mi-septembre, «nous allons proposer que dans chaque paroisse, on trouve un bénévole chargé de faire connaître et de diffuser les ouvrages en vente à la librairie. Un bénévolat de solidarité et une pastorale œcuménique en quelque sorte…» (apic/com/ab)




