Mariages et naissances toujours en baisse

Suisse: Forte augmentation des divorces

Berne, 19 juillet 1998 (APIC) Augmentation des divorces, diminution des mariages et du nombre d’enfants: la Suisse se singularise une nouvelle fois en Europe. S’agissant des divorces, seuls les pays de l’Europe du Nord continent à présenter une divortialité supérieure à celle de la Suisse.

L’augmentation du nombre de divorces, qui caractérise la Suisse depuis le début des années 1970, se poursuit à un rythme plus rapide. En 1997, on a constaté une progression de 5,5% par rapport à l’année précédente, contre 3,5% en moyenne depuis 1990. Les mariages quant à eux sont passés pour la première fois depuis 1985 sous la barre des 40’000. Seuls 39’100 couples ont officialisé leur union en 1997. S’agissant des naissances, on enregistre 2’400 enfants de moins par rapport à 1996, réduisant ainsi le nombre de naissances à 80’600 enfants.

Selon la statistique du mouvement naturel de la population, publié par l’Office fédéral de la statistique (OFS), on a dénombré 17’070 jugements de divorces en 1997, chiffre le plus élevé jamais atteint en Suisse. Si les conditions observées en 1997 se poursuivent, on peut supposer que 41 mariages sur 100 se termineront par un divorce (contre 39 en 1996). La fréquence du divorce est élevée en Suisse, comparativement aux autres pays européens. Seuls les pays de l’Europe du Nord continent en effet à présenter une divortialité supérieure à celle de la Suisse.

Le divorce survient le plus fréquemment après 5 à 9 ans de mariage. L’OFS constate toutefois que les couples se séparent après une durée de mariage plus longue. La proportion de divorces prononcés après plus de 10 ans de mariage connaît en effet une très forte augmentation depuis le début des années 1990. En revanche, le risque de divorcer au cours des 5 premières années de mariage diminue depuis 1993.

Ce décalage, selon les responsables de l’OFS, peut s’expliquer le fait que les couples actuels se marient après une durée de vie commune de plus en plus longue, souvent au moment où ils décident d’avoir un enfant. «La présence d’enfants en bas âge dans le foyer ainsi que le ’mariage à l’essai’ qui a précédé le mariage officiel pourraient avoir un effet stabilisateur sur les premières années d’union maritale».

Nuptialité et fécondité ensemble à la baisse

39’100 mariages ont été conclus en 1997, soit une baisse de 4% par rapport à l’année précédente. Si cette tendance se poursuit, 42% des hommes et 38% des femmes célibataires ne se marieront jamais. En revanche, le nombre de remariage est en augmentation depuis quelques années. On compte 7’370 remariages de femmes et 8’330 remariages d’hommes, contre respectivement 6’850 et 7’600 en 1996.

Naissances: plus de garçons que de filles

En ce qui concerne les naissances, 80’600 enfants ont vu le jour en 1997, dont 41’300 garçons et 39’300 filles, ce qui représente une diminution de 3% par rapport à 1996 (83’00 naissances). En Suisse, les naissances surviennent généralement chez les couples mariés et moins souvent chez les femmes célibataires, divorcés ou veuves.

Décès: en augmentation chez les femmes, en diminution chez les hommes

S’agissant des décès, en 1997, on a dénombré 62’84 décès. Chez les femmes, le nombre de décès est de 32’180, soit 320 de plus qu’en 1996, alors que chez les hommes, ce nombre a diminué de 120, soit 30’660 décès. Depuis 1996, le nombre de décès féminins dépasse celui des décès masculins. La plupart des décès enregistrés sont le fait de personnes âgées de plus de 70 ans. Or, en Suisse, dans cette tranche d’âge, les femmes sont beaucoup plus nombreuses que les hommes. (apic/pr)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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