Les ONG dans le collimateur de la police sénégalaise

Sénégal: Réactions des défenseurs des droits de l’homme de Mauritanie

Dakar, le 28 juillet 1998 (APIC) Un collectif de huit associations et organisations de défense des droits de l’homme de Mauritanie, ainsi que l’observatoire international pour la protection des défenseurs des droits de l’homme ont adressé une protestation au gouvernement sénégalais. Ils dénoncent le blocage à l’aéroport de Dakar du président de l’Organisation mauritanienne des droits de l’homme (OMDH), Cheikh Sadibou Kamara.

Invité par une organisation non gouvernementale (ONG) du tiers-monde, basée à Dakar, S. Kamara n’a pas été autorisé, par la police sénégalaise, à quitter l’aéroport international de Dakar. Membre du conseil d’administration de l’ONG «Environnement-Developement en Afrique» (ENDA), il est resté 48 heures dans les locaux de l’aéroport avant pouvoir se rendre au Mali pour participer a une rencontre de formation sur les droits de l’homme.

Dans sa protestation, le collectif indique que le «professeur Kamara a du passer, la première nuit dans une des salles d’attente de l’aéroport et la seconde, à ses frais, dans un hôtel situé au premier étage de l’aéroport». En outre, il a fait l’objet d’une surveillance rapprochée par la police de l’aéroport.

En avril dernier déjà, le président de l’OMDH avait été interpellé, puis expulsé du Sénégal. Cette expulsion était intervenue quelques jours après sa libération, en mars, à la faveur d’une grâce présidentielle. S. Kamara ainsi que cinq autres défenseurs des droits de l’homme de son pays, avaient déjà été arrêtés et emprisonnés en janvier pour avoir participé a une émission de la télévision française sur la pratique de l’esclave en Mauritanie. (apic/ibc/ab)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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