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Etats-Unis: Jean Paul II encourage l’éducation catholique dans l’enseignement de la «vérité»
Une identité forte face au relativisme moral
Rome, 1er juin 1998 (APIC) Le pape Jean-Paul II encourage les établissements d’éducation catholiques des Etats-Unis à «enseigner dans la vérité», malgré un climat ou les normes morales sont reléguées à la sphère du privé. Recevant samedi en audience les évêques des régions apostoliques de Chicago, Indianapolis et Milwaukee, en visite ad limina, Jean Paul II a souligné qu’»éduquer dans la vérité et pour une liberté authentique dans l’amour évangélique est au coeur même de la mission de l’Eglise».
«Dans un climat où les normes morales sont considérées comme étant matière à des choix personnels, les écoles catholiques ont un rôle crucial à jouer en conduisant les jeunes générations à réaliser que la liberté consiste avant tout à répondre aux exigences de la vérité», a relevé Jean Paul II. Le pape voit dans le succès actuel des écoles catholiques primaires et secondaires une confirmation du besoin que ressent le pays dans ce domaine.
L’école catholique peut offrir une contribution importante à la culture si elle est authentique. «Le plus grand défi que doit affronter l’éducation catholique aujourd’hui aux Etats-Unis, et en même temps la plus grande contribution qu’elle peut apporter à la culture américaine si elle est authentiquement catholique, consiste à redonner à cette culture la conviction que les êtres humains peuvent comprendre la vérité des choses et que, en le faisant, ils peuvent connaître leurs devoirs envers Dieu, eux-mêmes et leur prochain».
«Si les Universités catholiques doivent devenir des «leaders» dans le renouveau de l’éducation supérieure, elles doivent d’abord avoir un sens fort de leur propre identité catholique» a par ailleurs souligné le pape. Il s’agit de «vivre dans l’Eglise aujourd’hui et toujours et de parler au monde contemporain depuis le coeur de l’Eglise». Cela implique, pour le pape, «la relation de l’Université avec l’Eglise locale et son évêque», et de la part de l’évêque, un «intérêt personnel pour le travail des aumôneries d’université». (apic/imed/mp)




