L’éducation est un droit fondamental de l’enfant

Bruxelles: Pax Christi International se joint à la Marche mondial contre le travail des enfants

Bruxelles, 3 juin 1998 (APIC) Pax Christi International, mouvement catholique pour la paix apporte son soutien à la Marche mondiale contre le travail des enfants, arrivée le 2 juin à Genève, pour la 86e session du Bureau International du Travail (BIT).

La promotion et la protection des droits humains, à commencer par les droits des plus faibles, est une «condition sine qua non» d’une paix durable, relève Pax Christi, qui joint sa voix à celle des organisations qui luttent pour la reconnaissance et pour le respect des droits fondamentaux de l’enfant dans toute société.

Le mouvement catholique pour la paix, présidé par le cardinal Godfried Danneels, se fait le porte-parole des enfants engagés dans des formes absolument abusives et intolérables de travail, que la marche mondiale dénonce depuis son lancement aux Philippines. Selon les normes établies par le BIT pour la présente session, il s’agit de «toutes formes d’esclavage ou de pratiques similaires à de l’esclavage, l’utilisation, l’emploi ou l’exploitation d’un enfant dans des activités illégales telles que la prostitution ou la fabrication de matériel pornographique, ou tout autre type d’activités qui, par leur nature même ou par les circonstances dans lesquelles elles sont exercées, peuvent nuire à la santé, à la sécurité ou au sens moral des enfants».

Pax Christi estime notamment que servir dans une armée en conflit constitue, pour un enfant, une forme intolérable de travail. L’organisation catholique rappelle que toute forme d’exploitation économique ou de travail imposé à l’enfant risque de compromettre son éducation ; de ce fait, elle «constitue une violation de sa dignité et de sa valeur en tant que personne».

Faire pression sur les gouvernements

Dans le souci de voir disparaître ces formes intolérables de travail des enfants, Pax Christi se réjouit du témoignage de la marche mondiale et approuve l’initiative du BIT de mettre en discussion une nouvelle convention sur le travail des enfants. Ce qui est une manière, relève encore le mouvement catholique, de relancer la pression sur les gouvernements pour que tous appliquent la Convention existante.

Mais, alors que durant trois semaines à Genève, des représentants de 171 pays vont se pencher sur la situation dramatique de millions d’enfants à travers le monde, le mouvement catholique pour la paix rappelle que bien des formes extrêmes de travail des enfants sont liées à des situations de pauvreté.

Pax Christi International s’associe en outre aux campagnes menées pour l’adoption d’un protocole international qui porterait de 15 à 18 ans l’âge minimum pour servir à l’armée à quelque niveau que ce soit. Le mouvement observe au passage que «toute prolifération d’armes légères influence directement l’utilisation des enfants comme soldats»: une raison de plus pour arrêter la course aux armements.

«Les enfants sont l’avenir de l’humanité», conclut le mouvement. «Notre manière de les traiter reflète fidèlement les principes sur la base desquels nos sociétés sont bâties. Ce n’est qu’en assurant à nos enfants l’accès à tout ce dont ils ont besoin pour connaître une vie épanouie et saine que nous pourrons considérer comme complets et sincères nos efforts pour rendre le monde plus humain». (apic/cip/ab)

3 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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