Au coeur du ghetto de l’Union européenne
Bruxelles: Un havre de paix et de méditation pour les fonctionnaires européens
Bruxelles, 19 juin 1998 (APIC) Les fonctionnaires européens vont bientôt pouvoir prier et méditer dans une chapelle du 16e siècle en plein milieu du quartier de Bruxelles qui abrite les bureaux de l’Union européenne (EU).
Ecrasée par les énormes immeubles de l’Union européenne, la chapelle, construite en briques rouges contraste fortement avec les deux bâtiments qui la bordent; le siège luxueux, tout de marbre et de verre, du Conseil des ministres -connu sous le nom de «Justus Lipsus»- et la sombre façade du Parlement européen. Bruxelles accueille plus de 18’000 fonctionnaires des 15 Etats membres de l’UE qui travaillent dans les nombreuses institutions, et dont le siège se trouve dans la capitale belge.
La chapelle catholique, désaffectée depuis le début des années 80, devrait être a nouveau ouverte l’an prochain, à temps pour marquer le nouveau millénaire. Ce sera une église catholique, mais un comité consultatif oecuménique a été mis en place pour promouvoir les relations avec les autres Eglises.
C’est un groupe à but non lucratif, l’Association de la chapelle Van Maerlant, qui a racheté l’église – pour la somme de 17 millions de francs belges (420’000 francs suisses) à ses précédents propriétaires, la CSE/Grands Travaux de Marseille. L’Association prévoit qu’il faudra 11 millions supplémentaires de francs belges (270’000 francs suisses) pour rénover l’église, installer l’électricité et couvrir les dépenses urgentes (environ un tiers de la somme prévue pour couvrir les frais a été réuni).
Jerome Vignon, un fonctionnaire français qui a dirigé la cellule de prospective mise en place par l’ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors, a été nommé président du comité qui supervisera les travaux. Il prévoit que ceux-ci seront achevés entre l’automne 1998 et le printemps suivant.
Il a encore relevé que «même si elle est d’apparence modeste, la façade est très belle. Elle apporte une touche d’humilité aux immenses bâtiments qui l’entourent. Elle a une valeur symbolique importante, et montre que l’Europe ne se préoccupe pas seulement d’économie et de marchés.» Et le fonctionnaire français de conclure: «Ce sera une église catholique offrant l’hospitalité œcuménique. Nous voulons accueillir les différentes religions chrétiennes et leur donner la possibilité de se sentir à l’aise dans la chapelle.» (apic/eni/ab)




