Oui au maintien de la Faculté de théologie de Lucerne
Bâle: Assemblée plénière d’été de la RKZ
Bâle, 26 juin 1998 (APIC) La Conférence centrale catholique-romaine de Suisse (RKZ) a tenu son assemblée plénière d’été dans la cité rhénane de Bâle, indique un communiqué publié vendredi 26 juin. Elle s’est prononcée sur l’attribution de contributions s’élevant à 350’000 francs pour le cofinancement de tâches de l’Eglise et a pris position au sujet du maintien de la Faculté de théologie de la Haute école universitaire de Lucerne.
Au chapitre du cofinancement, la Conférence centrale a satisfait à une demande de la Conférence des évêques suisses (CES) en donnant son feu vert à l’octroi d’une somme de 200’000 francs au titre de contribution catholique au financement du projet de célébration œcuménique nationale appelée «Perles d’espérance». Il s’agit d’une manifestation que les Eglises chrétiennes de Suisse entendent organiser au cours de la période de l’Avent 1999 pour marquer l’entrée dans l’an 2000. Ce soutien financier est assuré en accord avec l’Action de Carême, qui participe au cofinancement des tâches de l’Eglise accomplies à l’échelon des régions linguistiques ainsi que de la Suisse dans son ensemble.
Par ailleurs, la Conférence centrale a pris position sur une question soulevée par le gouvernement lucernois et qui porte sur le point de savoir si les organisations de droit public ecclésiastique et les autorités de l’Eglise sont en mesure de prendre des engagements fermes s’agissant du cofinancement de la Faculté de théologie de la Haute école universitaire de Lucerne. Se prononçant sous l’angle du droit public ecclésiastique, la Conférence centrale a insisté sur les aspects suivants:
La théologie, en tant que discipline universitaire, entre dans la mission de l’Etat en matière de formation et de culture. Elle traite de questions touchant la religion et le sens de l’existence et se penche sur les fondements éthiques de la vie de la société. Les événements récents auxquels nous assistons révèlent que le monde actuel, par sa nature même, est tributaire du religieux. C’est pourquoi un cofinancement ordinaire – par exemple par prélèvement dans les recettes de l’impôt ecclésiastique – serait en contradiction avec le système général en vigueur et doit être rejeté;
Le maintien des deux facultés de théologie de Fribourg et de Lucerne est conforme au principe selon lequel catholiques et réformés ont droit à un traitement égal. Aujourd’hui, le nombre des facultés de théologie évangélique réformée s’élève à six pour 750 étudiants, et celui des facultés de théologie catholique romaine à deux seulement pour 650 étudiants;
Les Eglises contribuent au développement de la théologie en tant que science dans la mesure où elles assument une part de responsabilité dans la conception du contenu de l’enseignement théologique. Il s’agit pour elles de mettre à profit les richesses des traditions chrétiennes pour l’analyse des problèmes existentiels de la société d’aujourd’hui;
Les facultés de théologie engendrent également des services en faveur de la vie et de l’action de l’Eglise. C’est la raison pour laquelle la Conférence centrale, conjointement avec l’Action de Carême, maintiendra le cofinancement de services particuliers (p.ex. l’Institut de pédagogie religieuse);
La Haute école universitaire de Lucerne doit être dotée d’une faculté supplémentaire afin d’attirer un plus grand nombre d’étudiants. Pour l’aider a franchir ce cap, la RKZ propose aux évêques d’instituer en Suisse alémanique une collecte en faveur de la Faculté de théologie de Lucerne en plus de celle qui existe déjà pour soutenir l’Université catholique de Fribourg. De son côté, la RKZ versera un montant de 100’000 francs a la Fondation de l’Université de Lucerne récemment créée, tout en recommandant parallèlement aux organisations ecclésiastiques cantonales de Suisse alémanique de participer également à cet effort en allouant à ladite fondation une contribution à caractère unique se montant globalement à 200’000 francs.
La Conférence centrale est l’organe rassemblant les corporations ecclésiastiques cantonales de droit public et autres organisations analogues de l’Eglise catholique romaine en Suisse. Deux délégués par canton participent aux assemblées plénières qui se déroulent quatre fois par an. (apic/com/pr)




