Rome: Le cardinal Ratzinger décoré de la Légion d’honneur

Rome, 12 mai 1998 (APIC) Le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a reçu le 11 mai 1998 les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’ordre le plus prestigieux que la France puisse décerner, «au nom du président de la République», des mains de l’ambassadeur de France près le Saint-Siège, Jean-Louis Lucet.

La cérémonie s’est déroulée dans les locaux de l’ambassade de France près le Saint-Siège à Rome, en présence de plusieurs personnalités du Vatican, dont les cardinaux Etchegaray, Gantin et Poupard, et Mgr Jean-Louis Tauran.

Dans son allocution rédigée par lui-même en français, le Cardinal Ratzinger a rappelé les liens qui l’unissent à la France: «J’ai toujours été, dès ma jeunesse, un admirateur zélé de la Douce France. Dans une Allemagne détruite et humiliée après la guerre, le premier drame que j’ai vu a été le soulier de satin de Paul Claudel. C’était à un tournant important de ma vie. Le symbolisme de l’amour et du renoncement, de la fécondité du renoncement, de la grâce divine dans la faiblesse humaine s’était transformé pour moi en un message très personnel, en une indication fondamentale du chemin de vie que je devais prendre»

Rappelant ses lectures, le cardinal Ratzinger a consacré l’essentiel de son intervention à rendre un hommage appuyé au Cardinal de Lubac: «Pour moi, l’amitié avec le Père et le Cardinal de Lubac, mûrie pendant le Concile et à l’occasion des temps de travaux communs au sein de la Commission Théologique Internationale est un des plus grands dons reçus dans ma vie», témoigne le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. «Ce grand chrétien était pour moi l’incarnation de l’humanisme chrétien authentique capable de fonder une Europe dans la communion fraternelle avec tous les continents».

Dans son allocution, l’ambassadeur Jean-Louis Lucet tout en retraçant la vie du cardinal Ratzinger, a souligné «l’estime» de la France pour son oeuvre, puisqu’il est déjà «Membre associé étranger de l’Académie des Sciences morales et politiques». Il a également insisté sur «l’amitié pour notre pays dont témoigne ce cardinal allemand, tant par l’usage d’une parfaite aisance et d’une grande élégance» de la langue française, que par l’intérêt pour les théologiens français comme le cardinal de Lubac, mais aussi pour l’Eglise de France parfois turbulente, toujours passionnée». (apic/imed/pr)

3 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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