La durée de la procédure de nomination du commandant Estermann jugée anormalement longue a suscité de nombreuses interrogations en Suisse En fait, elle se passe un peu comme une élection épiscopale, explique Nicolas Betticher.

Une procédure de nomination analogue à celle d’un évêque

Pour soumettre une liste de candidatures au pape il tait nécessaire d’avoir un certain nombre de noms. Remplacer simplement le numéro 1 par le numéro 2 aurait certainement été mal perçu. La question de la succession est assez complexe puisqu’elle implique plusieurs instances: le pape lui-même, la Secrétairerie d’Etat qui est l’employeur, le nonce apostolique en Suisse et la Conférence des évêques suisses. Un peu comme pour une élection épiscopale il s’agit d’établir un dossier et de faire une enquête sur les candidats, notamment auprès des responsables ecclésiastiques locaux, le cas échéant auprès de l’employeur. Ce qui évidemment provoque de nombreux aller-retour entre Rome, Berne et Fribourg. Au regard de cette procédure six mois me semble un délai correct. Le délai pour trouver un successeur au commandant Estermann ? personne ne souhaite s’avancer, mais on l’espère bref. (apic/mp)

3 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!