Confidences de Mgr Martino, délégué du Saint-Siège à l’ONU
Irak: Sans l’intervention du pape, Koffi Annan ne serait peut-être pas allé à Bagdad
Rome, 16 avril 1998 (APIC) Mgr Renato Martino, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, estime que l’intervention de Jean Paul II semble avoir été décisive dans la décision du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan de se rendre en Irak pour mettre un terme à la crise qui opposait les Etats-Unis et ce pays début 1998.
«La décision du secrétaire général de l’ONU de voyager à Bagdad vient de l’encouragement du pape que j’ai eu l’honneur de lui transmettre, de vive voix, le 15 février de cette année, a affirmé Mgr Martino, au cours d’une conférence de presse donnée au Vatican le 16 avril à l’occasion de la présentation d’un livre sur l’ensemble des interventions du Saint-Siège lors des grandes conférences internationales à l’ONU.
«Lorsque je lui ai transmis (réd, le vœu du pape), j’ai trouvé un secrétaire général très dubitatif sur son voyage en Irak. Mais une fois reçu l’encouragement du Saint-Père, il s’est fait fort, auprès du Conseil de Sécurité et auprès de toute l’organisation, d’assurer les conditions de ce voyage.(…) Le Secrétaire général lui-même, la veille de son départ, m’a téléphoné, pour dire `alors, j’y vais, je demande au Saint-Père de prier pour moi’. Une demande que j’ai transmise».
«A son retour, devant le Conseil de Sécurité, et plusieurs fois à New-York, Koffi Annan a répété, `il ne faut pas sous-évaluer la force de la prière’ et devant ces mêmes instances, il a répété expressément que ce voyage était dû à l’intervention du Pape». (apic/imed/pr)




