Autriche: Les critiques contre Mgr Krenn se multiplient

«Il faut des corrections dans le diocèse de Sankt-Pölten»

St-Pölten, 3 mars 1998 (APIC) La situation se polarise de plus en plus autour de Mgr Kurt Krenn, évêque de Sankt-Pölten, en Autriche. La suspension par l’évêque du Père Udo Fischer, un des plaignants de l’»affaire Groër» a produit une nouvelle escalade. Plusieurs personnalités écclésiales dénoncent le comportement radical et «destructeur» de Mgr Krenn.

La conférence des Abbés des monastères de Basse-Autriche à l’issue de son assemblée a appelé les évêques «à faire les corrections nécessaires à Sankt-Pölten de manière efficace et à l’endroit approprié». «Nous voyons les tensions et sentons de la résignation chez beaucoup de prêtres. Nous voyons dans les protestations de masse et dans les manifestation anti-épiscopales des actes de désespoir des chrétiens qui n’ont plus d’autres moyens pour faire entendre leur voix», relèvent les Abbés. La déclaration rappelle que les troubles durent depuis plusieurs années dans le diocèse.

Joachim Angerer, Abbé du monastère de Geras estime que le comportement «destructeur» de l’évêque de Sankt-Pölten ne peut plus être supporté. «Mgr Krenn traîne une trace de dévastation spirituelle à travers le diocèse de Sankt-Pölten et dans tout le pays» a déclaré l’Abbé dans une interview à la «Kleine Zeitung». Mgr Krenn se polarise sur le plus détestable et se radicalise d’une manière qui n’est pas en conformité avec le christianisme. L’évêque contesté se présente comme «l’homme fort» qui se réfère toujours à Rome. Mais en fin de compte c’est Rome qui est abusé. Ce que Mgr Krenn prétend être catholique-romain n’est pas l’Eglise catholique romaine, souligne l’Abbé Angerer.

Mgr Krenn évoque la crucifixion du Christ

De son côté Mgr Krenn a estimé à la télévision qu’il importait peu «d’être seul si on a conscience que l’on doit représenter les affaires de Dieu». On a fait beaucoup de reproches qui ont embrouillé les gens. «Il y a eu un homme dans l’histoire que nous tous ensemble ne pouvons pas égaler, qui a été persécuté et cloué sur une croix, parce qu’il disait des choses qui ne plaisaient pas à beaucoup», a rappelé Mgr Krenn. (apic/kap/mp)

19 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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