Un tournant dans la politique américaine à l’égard de Cuba?
Rome, 6 mars 1998 (APIC) Madeleine Albright, Secrétaire d’Etat américain, sera reçue samedi matin 7 mars par le pape Jean Paul II. Sa visite au Vatican pourrait être l’occasion d’un tournant dans la politique américaine à l’égard de Cuba.
Madame Albright arrivera d’Ukraine vendredi 6 mars et sera reçue le lendemain par le pape Jean Paul II pour la première fois depuis qu’elle est chef de la diplomatie américaine. Son tour d’Europe devrait la conduire également à Bonn, à Paris, à Londres, et peut-être Madrid, avant qu’elle ne s’envole pour le Canada.
Certains observateurs estiment à Rome que les thèmes abordés par le pape lors de sa dernière intervention publique, dimanche 1er mars (Irak, Moyen-Orient et dette internationale), avant d’entrer dans le silence de la retraite annuelle au Vatican, seront à l’ordre du jour de la rencontre.
Côté américain, les regards sont particulièrement tournés vers Cuba depuis le voyage de Jean-Paul II dans l’île les 21-25 janvier derniers. Samedi 28 février, Madeleine Albright a elle-même adressé un message à la population cubaine par le canal de «Radio Marti», à Miami. Les Etats-Unis, a-t-elle déclaré, souhaitent une «transition pacifique vers la démocratie à Cuba».
L’embargo économique a été renforcé par les Etats-Unis en 1996 par la loi Helms-Burton. Pourtant il est critiqué par le Vatican et par la communauté internationale. Il est aussi remis en question par une partie de l’opinion américaine, la chambre de commerce des Etats-Unis et par quelques voix au Congrès même.
Des collaborateurs de Jesse Helms lui-même (président de la commission des affaires étrangères du sénat), se sont rendus à Cuba à l’occasion de la visite du pape. Leur rapport, publié récemment, réclame une aide humanitaire américaine en faveur des Cubains. Les Etats-Unis, dit-on, se montrent intéressés par l’évaluation de la situation que le pape a pu faire lors de son voyage apostolique.
A Rome, Madeleine Albright rencontrera aussi le président du conseil, Romano Prodi ainsi que le ministre des Affaires étrangères Lamberto Dini. (apic/imed/pr)




