Un évêque bulgare et deux religieuses italienne et espagnole

Rome: L’Eglise catholique compte trois nouveaux bienheureux(ses)

Rome; 15 mars 1998 (APIC) Jean Paul II a procédé dimanche dans la basilique saint-Pierre à la béatification de l’éévêque bulgare, le martyr Vincent Eugène Bossilkov, évêque de Nicopoli et martyr (1900-1952), de Brigitte de Jésus Morello (1610-1679), veuve italienne devenue religieuse, fondatrice des soeurs Ursulines de Marie Immaculée et de Marie du Carmel Sallès y Barangueras (1848-1911), fondatrice espagnole des religieuses Conceptionistes missionnaires de l’enseignement.

Dans la partie de son homélie, prononcée en langue bulgare, le pape reconnaît en Mgr Bossilkov, évêque de Nicopoli, une «gloire très éclatante» de l’Eglise de Bulgarie. Conformément à son quatrième voeu en tant que religieux passionniste (en relation avec la Passion du Christ), il voit en lui un «témoin intrépide de la Croix du Christ», «l’une des nombreuses victimes sacrifiées par le communisme athée, en Bulgarie et ailleurs.

Jean Paul II a cité une lettre de l’évêque en mettant en relief son courage devant le martyre. «Lorsque l’hostilité du régime communiste contre l’Eglise se fit plus décisive et plus menaçante, le bienheureux ossilkov voulut demeurer auprès de son peuple, tout en sachant qu’il se mettait en danger de mort. Il n’a pas craint d’affronter la tourmente de la persécution. Lorsqu’il devina que le moment de l’épreuve suprême approchait, il écrivit au supérieur de sa province religieuse: «J’ai le courage de vivre, j’espère avoir aussi celui de subir le pire, en restant fidèle au Christ, au pape et à l’Eglise». (Lettre XIV)».

Jean Paul II a rappelé l’influence qu’a eue l’évêque sur ses contemporains bulgares. «En ces temps de persécution, dit-il, beaucoup ont regardé vers lui. Son exemple de courage les ont aidé à demeurer eux-mêmes fidèles à l’Evangile jusqu’à la fin».

Hommage aux victimes des persécutions

Le pape a rendu hommage aux autres chrétiens victimes de la persécution. «Je suis heureux, dit-il, en ce jour de fête pour la nation bulgare, de rendre hommage à ceux qui, comme Mgr Bossilkov, ont payé de leur vie l’adhésion sans réserve à la foi reçue au baptême. Aujourd’hui, il nous est proposé, a souligné encore Jean Paul II, comme une figure éminente de l’Eglise catholique qui est en Bulgarie, non seulement en raison de sa vaste culture, mais aussi par son souci œcuménique constant, et son héroïque fidélité au Siège de Pierre».

Une intention de prière a été lue aussi en langue néerlandaise, Mgr Bossilkov ayant fait une partie de ses études en Flandres et en Hollande où il avait été comme «adopté» par la famille Van de Voordt. Fils de la province passioniste de Hollande, il en avait reçu, disait-il, la vertu d’espérance. Lors de l’angélus, le pape a également mis relief la piété mariale du nouveau bienheureux.

Du mariage à la vie religieuse

Quant à Brigitte de Jésus Morello, Jean Paul II, a souligné lors de la prière de l’angélus que la nouvelle bienheureuse italienne a trouvé dans la Vierge Marie inspiration et soutien

pour mener à bien son oeuvre «en faveur de l’éducation chrétienne et de la promotion de la femme». Le pape a rappelé toutes les étapes de la vie chrétienne de la bienheureuse: une jeune pleine de dons, une épouse fidèle et sage, puis une veuve chrétienne. Enfin une religieuse qui a guidé ses consoeurs sur les chemins de l’Evangile».

Pour la bienheureuse Marie du Carmel Sallès y Barangueras, le pape a fait remarquer qu’elle a puisé son inspiration auprès de la Vierge Marie pour son oeuvre d’éducation de l’enfance et de la jeunesse, aujourd’hui présente en 12 pays du monde. Elle a voulu, a insisté Jean Paul II «préserver l’enfance et la jeunesse des maux qui les menaçaient et doter la femme d’une culture et d’une compétence professionnelle qui lui permette de s’insérer dignement dans la société». (apic/imed/ba)

3 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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