Renforcer les contacts entre les chefs religieux

Afrique: Le cardinal Arinze souligne la nécessité du dialogue interreligieux

Rome, 6 février 1998 (APIC) Bien des pays africains seront épargnés par les tensions entre chrétiens et musulmans si l’on renforce les contacts entre les chefs religieux de deux communautés, a expliqué sur Radio Vatican le cardinal Francis Arinze (Nigeria), président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, à son retour d’un voyage de 12 jours au Ghana.

Le cardinal a participé à une rencontre de quatre jours à Accra avec les membres des commissions pour le dialogue interreligieux de toutes les conférences épiscopales africaines (sauf l’Afrique du nord, qui a participé à une rencontre semblable organisée pour les pays du Moyen Orient). 30 participants représentant 15 pays ont assisté à cette rencontre quinquennale. Pour Mgr Arinze, il faut distinguer entre les contacts quotidiens entre les populations, qui vivent généralement en bonne entente, et les contacts entre les responsables, qui sont «plus difficiles».

Concernant les relations avec les adeptes des religions traditionnelles, le cardinal nigérian distingue des éléments qui peuvent être retenus et d’autres qui s’opposent aux droits de l’homme. Parmi les éléments positifs, à prendre en considération dans la démarche d’inculturation du christianisme, il retient le «sens du sacré», le «sens de la communauté», le «respect de la vie et de la famille». Mais il dénonce des violations de la dignité humaine là où des sectateurs veulent forcer les chrétiens à des pratiques en contradiction avec l’Evangile et la morale chrétienne. Ainsi la sorcellerie, dont on constate l’augmentation, est «inacceptable».

Une rencontre du même type que celle du Ghana aura lieu prochainement pour les conférences épiscopales d’Asie. (apic/cip/imed/mp)

10 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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