Liechtenstein: Mgr Haas accrde des interviews aux journaux de la Principauté
«Tirer le meilleur parti de la nouvelle situation»
Vaduz, 4 janvier 1998 (APIC) Mgr Wolfgang Haas ignore pour l’instant quand il s’établira au Liechtenstein. Cette question dépend de la durée de son mandat d’administrateur apostolique du diocèse de Coire qui ne prendra fin qu’avec l’entrée en fonction d’un nouvel évêque. L’archevêque de Vaduz rappelle par ailleurs dans une interview, que lui-même ne s’est jamais prononcé en faveur de la création d’un évêché au Liechtenstein et qu’il a été surpris autant que les autres par cette décision.
Dans une interview au «Liechtensteiner Volksblatt» Mgr Haas admet avoir une certaine compréhension pour les manifestations de protestation qui ont eu lieu lors de son installation à Vaduz, le 21 décembre. Les critiques suscitées par l’érection d’un archidiocèse du Liechtenstein et par la manière dont les instances responsables ont conduit cette affaire sont en partie «compréhensibles.» Comme il est tenu par l’obéissance au pape il s’agit maintenant pour Mgr Haas, de «tirer le meilleur parti de la nouvelle situation», «avec toutes les personnes de bonne volonté».
Mgr Haas affirme également avoir entendu de nombreuses voix qui jugent de manière positive la création de l’archidiocèse de Vaduz et qui s’en réjouissent. Il s’agit désormais de montrer à ceux qui sont inquiets ou fâchés que cette mesure est «une grande chance pour le renouvellement de la vie ecclésiale» dans la Principauté.
Mgr Haas dément par ailleurs toute alliance conservatrice entre la Principauté, l’Opus Dei, les traditionalistes et le nouvel archevêché. Tous les contacts existants sont de caractère strictement privé et ne déterminent en aucun cas la tâche pastorale de l’archevêque au sein de la Principauté, a-t-il précisé au «Liechtensteiner Vaterland».
A propos de l’éventualité d’un concordat entre le Liechtenstein et le Saint-Siège, Mgr Haas estime que l’Eglise et l’Etat et sont le mieux servis lorsque les deux se respectent comme des institutions libres et indépendantes et entretiennent des relations de partenariat. La liberté de religion veut que dans les Etats modernes le politique ne s’immisce pas dans les affaires internes de l’Eglise et que leurs rapports soient réglés de manière contractuelle. Pour Mgr Haas, c’est dans ce sens que l’idée d’un concordat avec le Saint-Siège peut être examinée, mais cette démarche ne «doit pas entraver l’activité concrète de l’archevêque».
Sur le plan financier Mgr Haas souhaiterait affecter les 40’000 francs versés annuellement par le Liechtenstein à l’évêché de Coire à des charges administratives et pastorales dans le nouvel archevêché. Quant aux 800’000 francs alloués par l’Etat au décanat du Liechtenstein, ils devraient suffire à couvrir les besoins de l’archidiocèse. (apic/job/mp)




