Création d’une association pour préserver les acquis

Liechtenstein: Inquiétudes après la dissolution du décanat par Mgr Haas

Vaduz, 21 janvier 1998 (APIC) La dissolution officielle du décanat du Liechtenstein annoncée par Mgr Wolfgang Haas la semaine dernière suscite de vives protestations dans la Principauté. Plusieurs membres du Conseil d’administration du décanat préparent la fondation d’une «Association pour une Eglise ouverte» afin de maintenir les «structures de collaboration» existantes. Mgr Haas a répondu partiellement à ces préoccupations en indiquant que le décanat et son Conseil d’administration pourraient continuer à fonctionner jusqu’à la fin de 1998.

Le but est de pouvoir résoudre de «manière humaine» d’ici à la fin de l’année les problèmes matériels et les questions de personnel liés à la création du nouvel archidiocèse, a expliqué l’abbé Christoph Casetti, porte-parole de Mgr Haas.

Plusieurs membres du Conseil d’administration laissent entendre de leur côté qu’ils ont l’intention de continuer leur travail comme auparavant au moins jusqu’à l’expiration des contrats signés avec les communes et l’Etat et dont la validité court jusqu’en 2000 ou 2002.

Pour la période transitoire, Rösle Frick, présidente du Conseil d’administration a été sollicitée par l’archidiocèse pour être son partenaire de dialogue dans les questions matérielles et de personnel.

La création d’une «Association pour une Eglise ouverte» devrait se faire dans les jours prochains. Son but est le maintien des structures de collaboration développées depuis de nombreuses années, souligne le juriste Wolfgang Seeger. Il s’agit de préserver l’existence d’activités importantes comme la formation des adultes, la pastorale de la jeunesse et le travail social. De même le bulletin paroissial «In Christo», tiré à 4’500 exemplaires, doit être maintenu. L’autre but de «l’Association pour une Eglise ouverte» est le soutien aux employés du décanat qui se trouvent aujourd’hui dans une situation personnelle et professionnelle difficile.

Pour le porte-parole de Mgr Haas, l’existence d’une telle association en tant que responsable de certaines tâches doit encore être étudiée. L’élément déterminant sera de savoir si cette association se constitue uniquement sur le plan civil ou si elle se considère également comme une association ecclésiastique. Une association privée ne peut pas prendre de responsabilités quasi-ecclésiales sans que l’archevêque puisse dire quoi que ce soit. Une telle construction serait vraiment problématique, relève l’abbé Casetti.

Pour 1998, la subvention de la Principauté de 600’000 francs suisses continuera à être versée au décanat, a précisé de son côté le chef du gouvernement Mario Frick. (apic/us/mp)

10 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!