e-mail:

Une photo de l’abbé Agnell Rickenmann est disponible à l’agence CIRIC, Chemin des Mouettes 4, CP 405, CH-1001 Lausanne. Tél. 021 613 23 83 Fax. 021 613 23 84

Rome: Les ONG catholiques se préparent pour «Pékin+5»

L’ambassadeur du pape à l’ONU explique la stratégie du Vatican

Rome, 2 décembre 1999 (APIC) Des représentants d’Organisations non gouvernementales (ONG), réunis à Rome les 26 et 27 novembre, ont jeté les bases d’une stratégie en vue de la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations Unies «Pékin+5», qui se tiendra du 5 au 9 juin 2000 à New York.

Réunies à l’initiative du Conseil pontifical pour la famille, présidé par le cardinal Alfonso López Trujillo, les ONG présentes à Rome ont ceci en commun qu’elles défendent les principes de l’humanisme chrétien. La session spéciale de l’ONU, en juin, devrait mettre en forme l’application de la plate-forme d’action de la quatrième Conférence mondiale sur la femme, tenue en 1995 à Pékin.

Des représentants d’organismes du Saint-Siège et notamment de la Secrétairerie d’Etat, ont également participé à cette rencontre. Ceux-ci ont présenté les activités du Siège Apostolique en faveur de la promotion de la femme, ainsi que les interventions faites dans le cadre d’assemblées internationales de l’ONU.

Contradictions

Mgr Renato Martino, observateur permanent du Vatican aux Nations Unies a présenté les grandes lignes d’action du Saint-Siège pour «Pékin+5». Il a d’abord expliqué l’ambivalence qui caractérise ces grandes assemblées internationales. Elles sont pensées pour affronter des problèmes importants comme les inégalités sociales, politiques et économiques, l’injustice et la discrimination dont sont victimes les femmes dans le monde industrialisé, la pauvreté dévastatrice dans les pays en voie de développement. Dans ces domaines, le Saint-Siège apporte son soutien. D’un autre côté «conformément à la nature particulière de sa mission, le Saint-Siège s’est vu obligé d’exprimer des réserves concernant une partie du document final (de Pékin 1995) qui parle de la santé sexuelle et reproductive des femmes. Cette partie contient un langage ambigu qui pourrait être interprété comme une invitation à promouvoir l’avortement et l’homosexualité», a expliqué Mgr Renato Martino.

L’observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU a ajouté que le Vatican «ne se fait pas d’illusions et sait très bien que la session spéciale de «Pékin+5» sera l’occasion de nouvelles batailles sur la santé reproductive, sur le droit à la contraception pour les adolescentes sans le consentement de leurs parents, sur les `droits’ des homosexuels et sur la liberté d’avorter».

Mgr Martino a expliqué que la Conférence de Pékin avait sans aucun doute servi de catalyseur pour promouvoir un progrès réel dans la condition de la femme. Depuis 1995, selon la Division pour le progrès des femmes, des Nations Unies, 140 pays ont institué des programmes nationaux, des commissions et des ministères pour le progrès de la condition féminine. Environ 120 pays ont adopté un plan d’action national avec ce même objectif.

Mais, a poursuivi Mgr Martino, on voit aussi les résultats des pressions que certains groupes féministes particulièrement radicaux ont exercées à Pékin: malgré les efforts de nombreuses organisations, le nombre des avortements dans le monde ne diminue pas. L’OMS et la Division des Nations Unies pour la population calculent que à 45 millions le nombre annuel d’avortements depuis 1994, dont 20 millions pratiqués en toute illégalité.

Mgr Martino estime que dans la pratique il y a encore beaucoup à faire, notamment «dans le domaine du développement. Il a conclu en remerciant les ONG pour leur soutien en faveur de la femme contre les injustices, la pauvreté, l’analphabétisme, et les maladies. (apic/zn/tg/pr)

2 décembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!