Pas d’ouverture d’une porte de secours sans l’accord des Eglises
Jérusalem: Le gouvernement israélien cherche un consensus pour le Saint Sépulcre
Jérusalem, 10 novembre 1999 (APIC) Le gouvernement israélien, dont les relations avec les Eglises chrétiennes se sont encore refroidies en raison de l’affaire de la mosquée de Nazareth, cherche cette fois-ci un consensus pour le Saint Sépulcre. Il n’y aura pas d’ouverture d’une porte de secours dans la basilique sans l’accord des Eglises qui se partagent le lieu saint et dont les droits sont réglés par le «statu quo» ottoman édicté par les Turcs au siècle passé.
Israël – qui occupe la vieille ville de Jérusalem où se trouve le plus important lieu saint chrétien – ne veut pas agir unilatéralement, craignant de nouvelles réactions virulentes de communautés chrétiennes échaudées. Pour des raisons de sécurité à l’occasion du Grand Jubilé, qui verra les pèlerins affluer en masse au tombeau du Christ, les autorités israéliennes voulaient percer une porte de secours ou rouvrir une des entrées scellées dans le passé.
Lors d’une rencontre avec le Comité ministériel formé pour la circonstance, où participaient également le commandant de la Police du District de Jérusalem, Yair Yitzhaki, le chef de l’équipe des opérations du Ministère de la sécurité publique, Yossi Levi, et le chef de la police nationale Yehuda Vilk, tant la police que le Ministère israélien des Affaires religieuses ont mis en garde contre le risque de catastrophe. En effet, un incendie, un accident du même genre ou un attentat dans le Saint Sépulcre pourrait causer des centaines de morts. La police israélienne a déjà mis en place des scénarios catastrophes pour de tels cas.
La tension est montée d’un cran parmi les chrétiens de Jérusalem
Jusqu’à présent, toutes les tentatives d’ouvrir une deuxième entrée en vue de l’afflux de pèlerins attendus pour l’an 2000 ont échoué en raison de la mésentente entre les diverses Eglises propriétaires de l’édifice datant des croisades (XIIème siècle). La tension dans la communauté chrétienne de Jérusalem – réduite à la portion congrue ces dernières décennies par l’émigration due aux pressions administratives et politiques et à l’absence de perspectives économiques – est encore montée d’un cran avec la décision des autorités israéliennes de céder à la pression des fondamentalistes islamiques à Nazareth.
Malgré les risques de sécurité élevés que représente le Saint Sépulcre, le Ministre israélien de la sécurité publique Shlomo Ben-Ami, qui préside le Comité interministériel chargé du dossier, a conseillé de ne pas imposer une décision unilatérale aux Eglises chrétiennes. Le gouvernement israélien a également l’intention de traiter le dossier en coordination avec le Ministère des Affaires étrangères pour impliquer au niveau international les Eglises concernées par la question du Saint Sépulcre. (apic/haar/be)




