Message d’espoir aux membres de la FAO

Rome: Le pape dénonce la prétendue fatalité de la pauvreté, de la faim et de la maladie

Rome, 18 novembre 1999 (APIC) Pour Jean Paul II, «la pauvreté, la faim et la maladie dont souffrent encore des millions de personnes dans le monde, ne peuvent être considérées comme normales ou inévitables». Le pape l’a redit jeudi aux membres de l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), en encourageant cet organe des Nations Unies à «agir tout en respectant les valeurs morales et éthiques des personnes».

Recevant les membres de la FAO réunis à Rome pour leur 30ème Assemblée plénière, Jean Paul II a dénoncé «le fossé entre les riches et les pauvres qui augmente d’une manière alarmante. Il a souligné ainsi que des millions d’êtres humains se voient encore refuser les nécessités vitales les plus fondamentales comme la nourriture, l’eau et un toit pour s’abriter».

Il ne faut cependant pas baisser les bras mais «agir», a poursuivi le pape. «Face à de tels faits beaucoup de personnes sont dépassées et restent dans une sorte de paralysie morale, croyant que l’on ne peut rien faire ou très peu afin de prendre ces problèmes à la racine».

On peut agir pour les enrayer et la famille humaine attend beaucoup des Nations Unies, et en particulier de la FAO. Le pape a rappelé ainsi son désir que les Nations Unies soient «l’instrument le plus effectif» dans le domaine du développement, de la solidarité et de la paix dans le monde tout en respectant les valeurs morales et éthiques qui n’accompagnent pas toujours les progrès scientifiques et technologiques.

Il a lancé enfin un message d’espérance qui est plus qu’un «optimisme superficiel» afin d’éliminer à la racines les souffrances dans le monde. (apic/imed/ba)

18 novembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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