Iran: Premier projet de Caritas dans la république islamique
«Une étape dans le dialogue entre les religions»
Rome, 23 novembre 1999 (APIC) Une usine de briques. Tel est le premier projet inauguré en Iran par la Caritas italienne pour donner du travail à quelques centaines de réfugiés irakiens. L’usine a été construite à environ 500 kilomètres de Téhéran, à Sanandaj, la capitale du Kurdistan iranien, l’une des provinces les plus retardées sur le plan économique.
Construite en collaboration avec le Ministère des affaires intérieures iranien, l’usine a coûté l’équivalent de trois millions et demi de dollars et donne du travail à des kurdes irakiens accueillis dans le camp de réfugiés qui se trouve près de Sanandaj.
En vertu d’un accord signé entre la Caritas et les autorités iraniennes, les gains issus de la vente des briques seront destinés à d’autres projets en faveur des réfugiés irakiens dont l’arrivée en masse en automne 1996 a provoqué une grave crise humanitaire en Iran.
Le Père Antonio Cecconi, vice-président de la Caritas italienne, a assisté à l’inauguration, ainsi que Claudette Habesch, palestinienne, vice-présidente de Caritas International, des représentants des Eglises catholiques de rite latin et assyro-chaldéen d’Iran, et des représentants du gouvernement iranien.
Pour le Père Cecconi, cette nouvelle usine est «une étape dans le dialogue entre les religions pour lequel le pape fait tant, de même que le président iranien, Mohamed Katami». L’usine de briques est le premier projet réalisé par la Caritas dans la République islamique d’Iran. (apic/zn/tg)




