Mais le Synode des évêques est un instrument insuffisant
Rome: Le cardinal Martini ne demande pas un nouveau concile
Rome, 8 octobre 1999 (APIC) Le cardinal Carlo Maria Martini a démenti vendredi après-midi avoir voulu demander la veille devant l’assemblée du Synode des évêques la tenue d’un nouveau concile. L’archevêque de Milan a indiqué au journaliste du quotidien français «La Croix» qu’il ne fallait pas voir dans ses propos un appel implicite à la convocation d’un concile.
Le cardinal ne demande pas un nouveau Concile mais un «mode d’exercice de la collégialité adapté à des problèmes précis» qui permette régulièrement aux évêques de traiter ensemble de questions particulières.
Parmi ses souhaits pour l’avenir, le cardinal Martini avait en effet demandé, la veille, en présence de Jean Paul II, la possibilité «de nouvelles et plus larges expériences de collégialité» pour les évêques. Une demande reçue par des applaudissements d’une partie de l’assemblée synodale, témoignait le Père Stanislas Lalanne, porte-parole de la Conférence épiscopale française, qui avait assisté à l’intervention. Le Père Lalanne soulignait également que cette proposition avait fait l’objet de nombreuses discussions parmi les évêques lors de la pause qui a suivi la séance en question, et que beaucoup y avaient vu «une claire allusion à un Concile».
Des impressions démenties par le cardinal Martini lui-même, qui demande plutôt la création d’un instrument plus adéquat qui soit l’expression de la pleine collégialité épiscopale et qui ait plus de poids qu’un synode, pour pouvoir, de temps en temps, délier les noeuds disciplinaires et doctrinaux qui réapparaissent périodiquement dans l’Eglise.
Il faudrait approfondir l’ecclésiologie de la collégialité qui est un résultat du Concile Vatican II, a encore affirmé le cardinal italien. L’archevêque de Milan semble estimer que le Synode pour l’Europe n’est pas suffisant pour l’exercice de cette collégialité, notamment parce que tous les évêques d’Europe n’y sont pas présents, parce qu’on n’y aborde pas de sujets précis qui y sont abordés, et enfin parce que le Synode n’est qu’un organe consultatif sans pouvoir de décision. (apic/imed/mp)




