Une déferlante contre l’institution familiale
Rome, 20 octobre 1999 (APIC) «Une déferlante contre l’institution familiale»: la formule est de «L’Osservatore Romano», qui revient mercredi sur la reconnaissance des unions libres suite à une mesure prise par la région italienne du Latium, faisant bénéficier celles-ci d’une mesure sociale destinée à venir en aide aux familles en difficulté.
Pour le Père Gino Concetti, théologien moral du quotidien du Vatican, l’initiative vise à inciter le Parlement italien à «imiter l’exemple français qui, avec le Pacs, a accordé une reconnaissance légale aux unions libres», à une époque où six propositions de lois sont en suspens à ce sujet : une «manœuvre en tenaille», déclare-t-il, après des mesures similaires prises en Europe du nord et en Catalogne.
Si la communauté politique a le devoir de fournir des aides adéquates à ceux qui se débattent dans la pauvreté et peut-être même dans la misère, écrit le journal du Vatican elle ne peut donner la même sécurité sociale à deux réalités profondément différentes que sont la famille, qui a un fondement juridique et qui comporte des responsabilités, et une forme d’union provisoire privée de cette base juridique. Ce serait, affirme-t-il, une discrimination et une injustice vis-à-vis de l’institution familiale, ainsi qu’une incitation à préférer l’union libre au mariage.
Le Père Concetti admet qu’il faut trouver des «solutions appropriées» pour ceux qui vivent en union libre dans des situations économiques précaires. Mais il faut aussi éviter absolument, et sans aucune ambiguïté, que les assistances sociales et économiques puissent constituer un alibi pour la reconnaissance légale des unions libres. Le théologien suggère par exemple de donner des aides à chacun des partenaires du couple non marié, mais non au couple en tant que tel. (apic/cip/tg)




