Mère Marie-Claire Pauchard et les enfants

Originaire de Barberêche, près de Courtepin dans le canton de Fribourg, la nouvelle Abbesse de la Fille-Dieu» a suivi l’école secondaire à l’Institut du Sacré-Cœur à Estavayer-le-Lac, tenu par des religieuses enseignantes. Dans un entretien accordé à Pablo Davila, responsable de l’information religieuse pour le canton de Fribourg, elle se souvient: «Je les trouvais formidables ces sœurs, mais il est devenu évident pour moi que si j’embrassais un jour une vie religieuse, je devais me consacrer toute entière à Dieu, dans un couvent de contemplatives. Au moment où, après quelques longues retraites dans des monastères, j’ai pris ma décision, on m’a traité de «folle». On m’a dit: «Mais tu es bien trop jeune.! Tu es sûre de ce que tu veux? Tu aimes tellement les enfants! Pourquoi veux-tu aller de cloîtrer ?»

Et plus loin. «Oui ça été difficile de renoncer à la maternité. J’aime énormément les enfants. Et c’est pourquoi je suis devenue institutrice. Aujourd’hui avec la présence et le soutien du Seigneur, je me sens mère spirituelle de tous les enfants délaissés du monde. Je me couche rarement sans avoir pensé aux enfants des rues et sans me dire: «Toi, tu as un lit et eux n’ont rien». C’est pourquoi je tiens tellement à les aider, par une prière constante. Parfois lorsqu’il y a des creux dans la vie monastique, on aimerait voir plus clairement les effets de cette prière et quand ce n’est pas le cas, on aimerait agir autrement pour les secourir. Mais c’est là où intervient la foi, la foi en l’efficacité de la prière. La certitude que cette prière va aller rejoindre ces petits où ils sont…» (apic/pd/ba)

26 septembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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