Un trait commun: l’engagement pour les pauvres
Rome: Jean-Paul II béatifiera un prêtre belge et cinq Italiens dimanche
Rome, 30 septembre 1999 (APIC) Le pape Jean-Paul II proclamera six nouveaux bienheureux le 3 octobre 1999 sur la Place Saint-Pierre, un prêtre belge et cinq Italiens: deux prêtres diocésains, deux franciscains et un capucin. Leur trait commun: l’engagement pour les pauvres.
Le Père Edward Joannes Maria Poppe (1890-1924) est né en Belgique dans une modeste famille de boulangers. Attiré par la prière et motivé par la pauvreté religieuse, sociale et culturelle des Flandres de son époque, il décide en 1909 de devenir prêtre. Docteur en philosophie, il révèle très vite ses qualités d’éducateur de la foi. Ses livres de catéchisme sont diffusés en Flandre et aux Pays-Bas. Vicaire à Gand dans une paroisse ouvrière à partir de 1916, puis aumônier dans un couvent, il fut pendant les deux dernières années de sa vie directeur spirituel des séminaristes belges, sur lesquels il exerça une profonde influence.
Prêtres en paroisse
Ferdinando Maria Baccilieri (1821-1893), ordonné prêtre en 1844, passe toute sa vie dans la paroisse de Sainte Marie de Galeazza, dans la région de Bologne, en se consacrant à la prédication, aux missions populaires, à l’enseignement du catéchisme, à la confession et à la direction spirituelle, ce qui lui a valu d’être comparé au Curé d’Ars. Préoccupé des pauvres, et particulièrement dévoué à la Vierge, il fonde en 1862 une communauté religieuse féminine insérée dans l’Ordre des Serviteurs de Marie. Ces religieuses constituent aujourd’hui la Congrégation des Servantes de Marie de Galeazza, et sont présentes en Italie, en Allemagne, au Brésil, en Corée du Sud et en République tchèque.
Arcangelo Tadini (1846-1912), a un itinéraire presque semblable. Ordonné en 1870, il mène une action pastorale et sociale très active au sein de sa paroisse, dans la région de Brescia, au nord de l’Italie. Préoccupé par les problèmes sociaux des ouvriers de son époque, il fonde une Société Ouvrière catholique de Secours Mutuel, ainsi qu’une filature destinée à donner du travail aux jeunes filles du village où il est prêtre. Dans le prolongement de cette filature, il donne naissance en 1900 à la Congrégation des Soeurs ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth, avec pour vocation de donner un exemple de sanctification dans le travail.
La bonté et la douceur franciscaine
Mariano da Roccacasale (1778 – 1866), né dans une famille chrétienne de paysans, dans les Abruzzes, région montagneuse du centre de l’Italie, entre à 24 ans chez les Franciscains où il édifie par sa conduite exemplaire. Douze ans après, il laisse son monastère pour se retirer dans un couvent plus austère, à Bellagra, non loin de Rome, où il remplit la charge de portier, chargé d’accueillir les pauvres et les pèlerins. Là, sa réputation d’homme de prière et de charité, ainsi que les prodiges qui s’accomplissent dans sa vie quotidienne, se répand autour du couvent jusqu’à sa mort.
Diego Oddi, (1839 1919) rencontre le Frère Mariano da Roccacasale lors d’un pèlerinage au couvent de Bellagra et choisit d’entrer dans ce même couvent à l’âge de 32 ans, pour y mener une vie très ordinaire de service. Illettré, il surprend pourtant par la justesse de ses propos dans ses dialogues quotidiens, et reste dans les mémoires par la beauté surnaturelle de son sourire.
Enfin, Nicola da Gesturi (1882-1958) vit quant à lui à Cagliari, au Sud de la Sardaigne comme capucin, en consacrant une grande partie de son temps à quêter. Réputé pour son humilité, sa charité et son esprit de pénitence, il est recherché par des personnes de toutes les conditions. Son rayonnement auprès d’elles se mesure au moment de sa mort, lorsqu’une foule de 60’000 personnes vient lui rendre un dernier hommage le jour de son enterrement.
Avec cette cérémonie de béatification sur la Place Saint-Pierre, – la 119ème depuis le début de son pontificat, Jean-Paul II aura béatifié 938 personnes, parmi lesquelles 712 martyrs. Le 21 novembre 1999, Jean-Paul II célébrera une cérémonie de canonisation, la 38ème de son pontificat. Il proclamera saints les bienheureux Cirilo Bertan et ses huit compagnons, Inocencio de la Inmaculada, Benedetto Menni et Tommaso da Cori, portant à 296 le nombre de ceux qu’il a canonisés depuis qu’il est pape. (apic/imed/mp)




