Tollé en Inde face à un projet de loi sur le contrôle démographique
Inde: Suppression des aides et du droit de vote pour les parents de familles nombreuses
New Delhi, 16 juillet 1999 (APIC) La proposition de supprimer les aides matérielles et le droit de vote pour les parents de familles nombreuses adoptée par l’administration de La Nouvelle Delhi suscite le tollé des organisations féministes indiennes. Cette proposition de loi sur le contrôle démographique devrait être présentée devant le parlement de l’Etat.
Une douzaine d’organisations de femmes indiennes, dont les organisations chrétiennes – «Joint women’s programme» et «YWCA» – ont protesté officiellement contre cette tentative de discrimination des familles de plus de deux enfants, rapporte l’agence d’information vaticane FIDES. Les mouvements de femmes ont interpellée la ministre Sheila Dikshit, qualifiant la mesure d’»erronée, anticonstitutionnelle, discriminatoire et objectivement élitaire».
La proposition était présentée par Kiran Choudhary, élu récemment speaker de l’Assemblée de Delhi. Elle a pour but de freiner la croissance démographique et prévoit que les familles de plus de deux enfants n’auront plus droit aux aides et aux emplois gouvernementaux, ni aux promotions; celui qui a un troisième enfant ne pourra plus obtenir des prêts privés et sera empêché de participer aux élections.
Une «mesure fasciste qui n’a pas sa place dans une démocratie»
Les groupements féminins indiens qualifient la proposition de loi de «mesure fasciste qui ne devrait pas trouver place dans une démocratie», «qui punit les pauvres parce qu’ils sont pauvres». La capitale de l’Inde New Delhi, a actuellement une population de 12 millions d’habitants, dont les deux tiers vivent dans des bidonvilles ou un habitat précaire. Les organisations de femmes demande aux gouvernement d’augmenter les fonds pour la santé, l’éducation et l’emploi plutôt que d’adopter des mesures coercitives pour contenir l’explosion démographique.
Même si la proposition de loi n’est pas entrée en force, on a déjà enregistré le cas d’un militant politique qui a fait avorter son épouse, qui attendait son troisième enfant, pour que sa candidature ne soit pas rayée des listes lors des prochaines élections. Du point de vue population, l’Inde vient juste après la Chine, et compte actuellement plus de 900 millions d’habitants. Plus de 40% de la population utilise des moyens contraceptifs pour contrôler les naissances. (apic/kna/fides/be)




