Voyage du pape en Terre Sainte: au printemps 2000, assure le nonce apostolique en Israël
Rome/Jérusalem, 23 juillet 1999 (APIC) «Le Pape se rendra en Terre Sainte au printemps de l’année prochaine», a affirmé le nonce apostolique en Israël, Mgr Pietro Sambi, cité par l’agence italienne SIR.
D’après le nonce, le problème réside dans le respect de la volonté du pape qui souhaite que ce voyage soit un «véritable pèlerinage spirituel», et un «fort stimulant pour encourager la paix».
Pour Mgr Sambi, l’année du Jubilé sera l’occasion d’une «rencontre oecuménique entre tous les frères des différentes Eglises qui croient au Christ», et d’un «dialogue entre les trois religions monothéistes». Des gestes significatifs s’accomplissent déjà dans cette perspective, assure le nonce. Par exemple, des prêtres et des évêques de toutes les Eglises chrétiennes de Jérusalem se sont réunis pour réciter ensemble la prière du «Notre Père» au Cénacle, à l’occasion du IVe Congrès international des prêtres qui s’est tenu en Terre Sainte au mois de juin dernier. Et au même moment, un cardinal, un rabbin et une autorité religieuse musulmane ont prié chacun dans leur langue et à leur manière pour la paix à Jérusalem et dans le monde, alors qu’ils étaient réunis ensemble sur le Mont des Oliviers.
Evoquant les chrétiens de Terre Sainte, qui représentent 2 % de la population, Mgr Pietro Sambi souligne qu’ils sont «peu mais précieux», parce qu’ils «maintiennent la foi vivante autour des lieux liés à notre Rédemption». Le nonce regrette que les pèlerins qui arrivent en Terre Sainte aient peu de contacts avec ceux qui habitent sur place, et encourage donc les groupes qui viennent à Jérusalem à choisir une paroisse pour en rencontrer quelques-uns. Apic/imed/pr)
Rome: «L’Oeuvre» devient un institut de vie consacrée
Décret du Vatican
Rome/Bruxelles, 23 juillet 1999 (APIC) Par un décret daté du 11 juin 1999 et rendu public ces jours par le cardinal Ruini, vicaire général du pape Jean Paul II pour le diocèse de Rome, la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie apostolique a érigé «L’Oeuvre» en Institut de vie consacrée.
Dorénavant, sous la dénomination de «Famille spirituelle l’Oeuvre», l’Institut, composé d’une communauté sacerdotale et d’une communauté de consacré(e)s, a son siège officiel à Rome, où se trouve aussi son séminaire, placé sous l’autorité du cardinal Ruini.
«L’Oeuvre», une Association catholique fondée en Flandre occidentale par Julia Verhaeghe, a fait parler d’elle en 1997 quand, lors des auditions de la Commission parlementaire sur les sectes, d’anciens membres l’accusèrent de malversations financières et mirent en cause le rôle «dominant» voire «dominateur» joué par la fondatrice. Certains témoins firent aussi état d’une mentalité interne soupçonneuse, de refus d’assistance médicale, d’ouverture de la correspondance privée, de rupture systématique avec le milieu familial d’origine…
Les responsables de «L’Oeuvre» avaient porté ces mises en cause jusque devant la Commission parlementaire, et apporté des démentis formels. Une enquête menée suite à ces accusations s’est terminée par un non-lieu du Parquet de Tournai. Les pratiques internes de l’association pieuse ont en outre fait l’objet d’une enquête ecclésiale, souhaitée par le cardinal Danneels, «en pensant aussi à l’intérêt de l’Oeuvre». Le travail d’élucidation avait été mené à partir de Rome.
Julia Verhaeghe, originaire de Geluwe près de Menin, aurait eu en 1938, selon son témoignage, une «vision» qui aurait décidé de sa «mission sainte» de sauver le monde du communisme. Elle fonda en 1949 une communauté de laïcs pour jeunes femmes, auquel sera attaché le nom de «l’Oeuvre du Christ Roi», progressivement abrégée en «L’Oeuvre». La fondatrice est décédée en Autriche en août 1997, à l’âge de 87 ans. Son association était officiellement reconnue dans l’Eglise catholique comme association pieuse depuis 1959. Elle est présente dans une vingtaine de diocèses à travers le monde. (apic/cip/pr)




