Les religieuses de Goldenstein se retirent d'Instagram et de Facebook
Mises en vedette depuis des mois sur internet, les trois soeurs ‘résistantes’ du couvent de Goldenstein, près de Salzbourg, en Autriche, ont décidé de se retirer des réseaux sociaux.
La fuite des trois religieuses âgées de la maison de retraite où elles avaient été placées pour réintégrer leur couvent de Goldentstein avait suscité un feuilleton médiatique inédit. Grâce aux réseaux sociaux, des médias du monde entier se sont intéressé à l’épopée des trois nonnes fugueuses.
Dans un communiqué diffusé le 22 décembre les sœurs Bernadette, Regina et Rita déclarent qu’elles se retirent «dès maintenant et jusqu’à nouvel ordre» des plateformes Instagram et Facebook.
Sur le compte Instagram «nonnes_goldenstein», environ 280 000 personnes suivaient le destin des trois religieuses qui s’opposent depuis des mois à leur transfert dans une maison de retraite. On y trouve de courtes vidéos de la vie quotidienne des religieuses dans le couvent occupé.
«À aucun moment gérés par nous-mêmes »
Les religieuses se distancient désormais expressément des comptes gérés sous leur nom. Elles précisent que ces comptes Instagram et Facebook »n’ont à aucun moment été gérés par nous-mêmes.» Et que tous les messages et commentaires publiés ne leur ont «ni été communiqués au préalable, ni approuvés a posteriori.»
Courrier du Vatican
Pour justifier leur retrait des médias, les sœurs invoquent un courrier du Vatican. Elles ont reçu il y a quelques jours une réponse à une lettre envoyée à Rome. Selon elles, l’autorité compétente du Vatican s’efforce de trouver une «solution juste, humaine et durable » au conflit concernant le couvent de Goldenstein. Dans ce contexte, le Vatican les a «invitées à passer le reste de l’Avent et la période de Noël dans le calme intérieur et la contemplation, dans l’esprit de la clôture». Pour cela, elles doivent «réduire de manière appropriée leurs activités extérieures».
Les religieuses remercient cependant le public pour son intérêt et son soutien au cours des derniers mois. Sans l’attention des médias, elles auraient été «à la merci de l’arrogance et de l’arbitraire de notre supérieur, sans protection et sans défense». Elles espèrent désormais obtenir l’aide du Vatican afin de pouvoir «envisager un avenir paisible dans notre couvent». (cath.ch/kap/mp)





