Feu vert de Tel Aviv
Israël: Vers l’immigration de 3’000 juifs d’Ethiopie
Addis Abeba, 16 juin 1999 (APIC) Trois mille juifs de l’ouest de l’Ethiopie pourront immigrer en Israël dans les mois à venir. L’Etat hébreux a pris cette décision, la semaine dernière, après une longue polémique, précise le service français de la BBC (British Broadcasting Corporation). Ces juifs font partie d’une communauté dont certains membres, convertis au christianisme, cherchent à revenir au judaïsme et souhaitent profiter de la nouvelle loi de retour du gouvernement israélien.
En Ethiopie, les juifs sont localisés à Gondan (ouest du pays) où ils vivent dans des conditions difficiles. Depuis un an, 80 d’entre eux sont morts à cause des mauvaises conditions de vie. En 1992 déjà, trois mille falashas avaient fait le voyage d’Israël.
Selon un responsable de l’Agence juive, l’organisme gouvernemental chargé de l’immigration, les juifs d’Ethiopie ont le droit d’aller vivre en Israël, conformément à la loi du retour. C’est en application de cette disposition que le ministre israélien des Affaires étrangères, Ariel Sharon, a demandé à son homologue de l’Intérieur d’accélérer la procédure administrative de retour des juifs d’Ethiopie.
En avril 1998, les dirigeants de l’Etat hébreux avaient décidé de faire revenir dans le pays la petite communauté juive d’Ethiopie. Mais en novembre, le gouvernement est revenu sur cette décision, soulignant qu’il ne peut plus accepter ces migrants religieux. Depuis, les ressortissants juifs d’Ethiopie accueillis en Israël ont fait pression sur le gouvernement israélien. Au mois de mars dernier, un millier d’entre eux avait manifesté à Jérusalem pour que les autorités du pays acceptent d’accueillir sur le territoire, leurs compagnons se trouvant encore en Ethiopie.
Selon des statistiques officielles, l’Ethiopie compte 30’000 juifs noirs dont 8’000 à Addis Abeba, la capitale. En Israël, les juifs venus d’Ethiopie ont connu une intégration sociale difficile. Ils bénéficient certes d’un soutien de l’Etat, mais souffrent de discrimination raciale et sont victimes de préjugés liés à leur condition sociale. (apic/ibc/pr)




