Participation sous certaines conditions
Suisse: La FEPS débloque un million de francs pour le projet des Eglises à l’Expo 01
Egerkingen, 23 juin 1999 (APIC) L’Assemblée des délégués de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) s’est exprimée en faveur d’une participation à l’Expo 01, au cours de sa session tenue le 22 juin à Egerkingen (SO). Un montant de un million de francs sera ainsi débloqué à la condition que «l’orientation chrétienne du projet de l’Expo – Un ange passe – soit clairement exprimée et que les Eglises puissent organiser leurs propres manifestations dans le cadre de cet événement».
Les délégués se sont en outre prononcés pour une coordination du travail effectué par les Eglises dans les centres d’enregistrement pour requérants d’asile. Les Eglise membres de la FEPS continueront de soutenir ensemble le financement de ce travail.
S’agissant du projet des Eglises à l’Expo 01, le coût total du projet est estimé à 6,5 millions de francs environ. Les autres Eglises membres de l’Association des Eglises de Suisse à l’Expo 01 (ESE 2001) apporteront également un million. Pour les 4,5 autres millions, l’Expo 01 cherche des sponsors.
Lors de la même session, les délégués se sont également penchés sur l’Europe. Avec notamment l’appel du secrétaire d’Etat Jakob Kellenberger aux Eglises, pour que celles-ci appuient la politique culturelle au sein de l’Union européenne (UE) et encouragent le processus d’intégration de la Suisse dans l’UE. (apic(com/pr)
Avortement: Note vaticane sur la lettre du pape aux évêques allemands
«Toute polémique est hors de propos»
Rome, 23 juin 1999 (APIC) «Toute polémique est hors de propos»: c’est la réponse du Vatican aux réactions suscitées par la publication mardi de la troisième lettre adressée par Jean Paul II aux évêques allemands sur «la difficile question du rôle à tenir des consulteurs catholiques». Par une longue note en quatre points, le Saint-Siège entend ainsi couper court aux polémiques nées en Allemagne au sujet du certificat que doivent fournir ces centres de consultation prévus par la loi allemande du 21 août 1995 aux femmes désireuses d’avorter.
Dans un premier temps, la note vaticane situe le contexte de la dernière missive du pape, datée du 3 juin et publiée le 22. Elle souligne «l’intense dialogue» instauré entre le Saint-Siège et la Conférence épiscopale allemande ces dernières années afin de trouver «une solution au problèème épineux».
Les deux premières lettres
Déjà dans sa première lettre du 21 septembre 1995, le pape exprimait «certaines perplexités» et invitait les évêques à «redéfinir l’engagement ecclésial dans cette consultation». Mais, pour le pape, l’Eglise doit être présente dans ces centres de consultation afin d’aider les femmes en difficulté.
Le 11 janvier 1998, une deuxième lettre demandait «avec insistance» aux évêques allemands «de rester présents de manière efficace dans la consultation des femmes qui cherchent de l’aide» mais sans cependant leur remettre «aucun certificat, qui selon la loi constitue la base nécessaire pour l’avortement dépénalisé». C’est ainsi qu’un groupe de travail de plusieurs évêques allemands s’est mis en place pour élaborer des propositions qui ont été soumises à l’ensemble de la Conférence épiscopale le 22 et 23 février dernier. Son président, Mgr Karl Lehmann avait remis en personne le résultat de ces travaux au pape, d’où la réponse de Jean Paul II par cette lettre du 3 juin.
Restauer l’unité de l’épiscopat
La note souligne ensuite la difficulté des évêques allemands à trouver «une évaluation unanime sur la question » La majorité des évêques était favorable à un «nouveau plan de consultation et d’aide «avec une nouvelle formulation dudit certificat, alors que d’autres étaient d’avis de renoncer à remettre ce certificat, restant ainsi plus dans la ligne donnée par le pape.
La dernière prise de position du pape, indique la note vaticane, veut être une «synthèse de conciliation» entre les deux groupes divergents, montrant ainsi son désir de conserver l’unité. Il espère que sa décision «aide à restaurer l’unité au sein de la Conférence épiscopale sur ce problème important et à surmonter les tensions dans l’opinion publique catholique».
«Sans ambiguïté ni compromis»
Troisième point: le Vatican souligne la «grave ambiguïté» du certificat qui serait remis aux femmes selon le «plan de consultation et d’aide». «Certes, il montre que cette consultation est orientée vers la vie et constitue une garantie pour l’attribution des aides promises, mais il peut également être utilisé pour l’exécution dépénalisée des avortements selon le code pénal», relève la note. D’ailleurs, souligne encore le pape, c’est justement ce «motif» qui divise les évêques sur ce «plan de consultation et d’aide». C’est pourquoi, pour Jean Paul II, il faudrait revenir à la première proposition du groupe de travail, à savoir un certificat «d’une autre nature», dans un seul but de consultation ecclésiale et pour donner un droit aux aides promises, sans faire «explicitement référence aux règlements de loi» et en ajoutant la remarque suivante: «Ce certificat ne peut pas être utilisé pour l’exécution dépénalisée des avortements».
Pour le Vatican, cette clarification contribuerait à «libérer» l’Eglise catholique d’une situation confuse tout en donnant «un témoignage décisif en faveur de l’intangibilité de toute vie humaine (…) sans ambiguïté ni compromis».
Avant la fin de l’année
Le pape demande enfin aux évêques allemands «d’accueillir à l’unanimité et de mettre en pratique sa décision avant la fin de l’année». Ainsi, l’Eglise pourrait «se détacher de la ligne de la législation» en vigueur tout en offrant les multiples possibilités de consultation et d’aide aux femmes qui ont besoin d’une aide.
De cette lettre, conclut la note, «il ressort clairement que, dans ce problème, toute polémique est déplacée et qu’il s’agit exclusivement de s’engager dans l’amour et la vérité pour la mère et l’enfant. Les seuls vainqueurs doivent être les femmes en difficulté et les enfants non nés». (apic/imed/cip/pr)




