Après une attente de 25 ans

Laos : des églises pourront être construites dans le Nord

Vientiane, 7 mai 1999 (APIC) Après 25 années d’ostracisme, le gouvernement du Laos a donné la permission de construire des lieux de culte au Bokéo, la province située dans le nord du pays. L’Eglise catholique locale s’emploiera rapidement à les faire construire.

En 1975, avec l’arrivée au pouvoir de «Pathet Lao» (le parti communiste laotien), de nombreuses églises ont été expropriées et les oeuvres caritatives nationalisées. Les missionnaires et les religieuses étrangers sont expulsés, tandis que de nombreux prêtres du pays sont condamnés aux camps de rééducation. Les 16 écoles existantes, qui accueillent plus de 9’000 élèves, sont fermées.

En 1989, l’Etat interdit aux chrétiens du Nord toutes les cérémonies religieuses dans les églises catholiques et protestantes. Des signes de libéralisation se manifestent en 1991. Les prêtres sont peu à peu libérés et l’on accorde plus de liberté de culte en donnant même quelques permissions pour la construction d’églises. Toutefois, dans le nord, les activités pastorales restent interdites. Le 24 janvier 1998, le Père Tite Banchong, prêtre catholique, est arrêté pour avoir rendu visite à des familles au Bokéo. Il reste en prison pendant plusieurs mois. Six jours plus tard, quatre volontaires chrétiens sont arrêtés et expulsés du pays, à cause d’une rencontre religieuse considérée comme «illégale» par le gouvernement local.

Au Bokéo, en 1975, il y avait 8 prêtres et de nombreux villages chrétiens de fraîche date, ainsi que des catéchumènes. Malgré l’interdiction de toute manifestation chrétienne, les chrétiens restèrent fidèles à leur foi. Quand les autorités communistes détruisirent les images pieuses, certains catholiques rétorquent : «Celles qui sont présentes dans notre coeur, personne ne pourra les détruire». (apic/cip/fides/ba)

7 mai 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!