Vue de la ville de Hong Kong | © Pixabay
International

Hong Kong: 20 ans de prison pour le militant pro-démocratie Jimmy Lai

Un tribunal de Hong Kong a condamné, le 9 février 2026  à 20 ans de prison l’ex-magnat des médias pro-démocratie Jimmy Lai pour collusion avec l’étranger et publication séditieuse.

La peine, prononcée malgré les pressions étrangères, est la plus lourde jamais infligée au titre de la loi sur la sécurité nationale imposée en 2020 par la Chine après les manifestations pro-démocratie, qui avaient secoué l’année précédente le territoire rétrocédé par le Royaume-Uni en 1997.

Londres a promis d’intervenir «sans délai» en faveur de Jimmy Lai, qui détient un passeport britannique. Les autorités hongkongaises ont répliqué que M. Lai était un citoyen chinois et qu’elles ne reconnaissaient pas la double nationalité. Le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) ont dénoncé le caractère «politique» du procès.

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a jugé la condamnation «injuste et tragique». Pendant sa campagne électorale, le président américain Donald Trump avait promis d’obtenir la libération de Jimmy Lai, qui bénéficie d’un large soutien à Washington tant chez les militants pour la démocratie que dans les groupes chrétiens, car c’est un catholique fervent.

Le tribunal a également condamné huit coaccusés de Jimmy Lai, dont trois responsables de la rédaction de l’Apple Daily, à 10 ans de prison. Jimmy Lai avait plaidé non-coupable. Il a 28 jours pour faire appel.

A l’énoncé de ce verdict, les défenseurs des droits humains et de la presse ont exprimé leur consternation. Le Comité pour la protection des journalistes a parlé de «coup de grâce à la liberté de la presse à Hong Kong». «Le rideau tombe sur la liberté de la presse à Hong Kong», a abondé Reporters sans Frontières. Amnesty International dénonce un démantèlement systématique des droits. (cath.ch/ag/mp)

Vue de la ville de Hong Kong | © Pixabay
10 février 2026 | 15:00
par Maurice Page
Temps de lecture : env. 1  min.
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