Le conseil municipal donne son feu vert à la vente du couvent d'Ilanz
En novembre 2025, les dominicaines d’Ilanz, dans les Grisons, ont annoncé leur intention de vendre le complexe monastique, tout en s’assurant de pouvoir y rester. L’objectif est d’offrir aux quelque 60 sœurs une retraite digne, alors que les revenus sont en baisse.
Wolfgang Holz, kath.ch / traduction et adaptation: Raphaël Zbinden
L’ensemble monastique d’Ilanz, classé monument historique, pourrait devenir un complexe résidentiel, commercial et de rencontre polyvalent, intégrant un ‘nouveau couvent’ pour la communauté de religieuses.
Un avenir vers lequel le monastère a récemment fait un pas important. La direction du couvent d’Ilanz s’est réjoui dans un communiqué de février 2026 que le projet «Zukunft Kloster Ilanz» (L’avenir du couvent d’Ilanz) ait reçu un accueil favorable de la part du conseil municipal d’Ilanz/Glion.
«En acceptant notre demande de révision du plan de zone partiel, le conseil communal montre qu’il soutient pleinement notre volonté de préserver le couvent d’Ilanz en tant que lieu spirituel et culturel dans la Surselva, même si les dominicaines devaient, un jour, ne plus y être», indique Sœur Annemarie Müller, prieure générale et présidente du Conseil de fondation du couvent d’Ilanz. Ce soutien encourage la direction du couvent à continuer de réfléchir avec courage à l’avenir du couvent et à rechercher le dialogue avec des parties potentiellement intéressées.
Pas d’avancées concrètes avant 2028
Au début de l’année, les voisins immédiats du couvent ont été invités à un échange, rapporte la directrice de l’institution Caroline Schweisgut. Un intérêt bienveillant pour le développement du monastère y a été largement perceptible: «Tout le monde comprend que nous devons relever d’énormes défis. Une époque touche à sa fin. Mais, et je l’entends dans chaque conversation: c’est aussi une immense opportunité!»
Il n’y a toutefois pas encore d’investisseur annoncé, indique le monastère. La démarche n’en est qu’à ses débuts et les dossiers de candidature n’ont pas encore été constitués. «Nous ne prévoyons pas d’avancées concrètes avant 2028», a déclaré Sandra Koch Gross, du service de presse, à kath.ch. La révision du plan de zone partiel doit d’abord être approuvée par toutes les parties, notamment par la population de la commune.
Un site à fort potentiel
Selon la fondation, le site offre un grand potentiel: par exemple pour des logements communautaires, des studios à bas prix, des logements de haute qualité et des appartements abordables adaptés aux personnes âgées, des bureaux, des cabinets médicaux ou encore des ateliers. Il bénéficie en outre d’une bonne infrastructure, d’un accès facile et d’une situation privilégiée, au-dessus de la «première ville sur le Rhin». «Nous sommes maintenant très impatientes de savoir quand et comment le canton des Grisons se prononcera à ce sujet», déclare la prieure générale.
Le couvent actuel d’Ilanz a été construit dans les années 1970 dans une «zone réservée aux bâtiments et installations publics» au-dessus d’Ilanz pour accueillir environ 200 sœurs. La direction du couvent est désormais confrontée à des défis de taille: elle souhaite assurer une retraite digne aux quelque 60 sœurs restantes – dont l’âge moyen est de 86 ans – dans la maison mère d’Ilanz tout en entretenant le vaste complexe immobilier et en l’utilisant de manière économiquement viable, alors que les revenus sont en baisse. (cath.ch/kath/woz/rz)





