Le cardinal Marx réaffirme la position de l'Église contre le racisme
La dignité et la valeur de chaque être humain doivent être au cœur de toutes les considérations politiques. Être catholique et être nationaliste, raciste ou même antisémite est par conséquent incompatible, martèle le cardinal Reinhard Marx. Dans sa lettre pastorale pour le Carême, l’archevêque de Munich a appelé les chrétiens à respecter la dignité humaine.
La Bible présente les êtres humains comme l’image de Dieu, dotés d’une dignité et d’une valeur inaliénables. «Ce message fondamental ne permet pas de justifier le nationalisme ethnique ou le racisme», a déclaré l’archevêque de Munich et Freising.
Protéger la vie humaine, du premier instant de l’existence jusqu’au moment de la mort
De même, la dignité et la valeur de chaque être humain doivent toujours être au premier plan des considérations politiques, a souligné le cardinal. «C’est également ce dont il s’agit lorsque nous parlons de la protection de la vie humaine, du premier instant de l’existence jusqu’au moment de la mort».
Le cardinal Marx a appelé les chrétiens à défendre ensemble ces valeurs. «Nous ne nous laisserons pas diviser et nous chercherons toujours des moyens de nous rapprocher les uns des autres».
Déjà le 2 février dernier, dans son allocution à l’occasion du 80e anniversaire de l’exécution par les nazis à la prison berlinoise de Plötzensee du père jésuite Alfred Delp, le cardinal Marx avait mis en garde contre la montée des forces nationalistes en Allemagne et dans le monde. En Allemagne, le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland AfD d’Alice Weidel, qui milite contre l’Union européenne et l’immigration, est en forte progression et bénéficie du soutien idéologique et de la sympathie de membres de l’administration Trump, comme le vice-président J.D. Vance.
L’archevêque de Munich et Freising avait alors souligné qu’«il n’y a pas de joie dans le nationalisme, l’antisémitisme, le racisme, seulement un triomphe qui n’est pas durable». Selon lui, seul un dialogue mené d’égal à égal, dans le respect de l’humanité de l’autre, peut être durable. « La prise de conscience que tous les êtres humains sont frères et sœurs n’est pas une prise de conscience politique, mais fait partie du dogme chrétien !» (cath.ch/kna/kathpress/be)





