La reconnaissance d’un droit à la mort est indéfendable

Europe: La Commission sociale du Conseil de l’Europe dit non à l’euthanasie

Strasbourg, 30 mai 1999 (APIC) La reconnaissance d’un droit à la mort revendiqué par de nombreuses associations en Europe ne saurait constituer une réponse appropriée aux aspirations des malades incurables et des mourants en proie, à l’approche de la mort, à des craintes bien spécifiques, estime la Commission des questions sociales, de la santé et de la famille de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Dans le projet de recommandation adoptée à l’issue de sa réunion à Malte, sur la protection des droits et de la dignité des malades incurables et des mourants, la Commission appuie pleinement les propositions de son rapporteur, Edeltraud Gatterer (Autriche) et réaffirme son attachement au droit à la vie, conformément à l’article 2 de la Convention européenne des Droits de l’Homme.

La Commission s’inscrit contre toute institutionnalisation de l’euthanasie active, constatant sur ce point les dérives qui se sont produites dans la pratique aux Pays-Bas et en Australie. La priorité doit au contraire être donnée au développement des soins palliatifs, des traitements anti-douleur et à l’accompagnement des malades et de leurs familles.

La Commission condamne cependant la surmédicalisation inutile et la poursuite de traitements douloureux pour les patients, invitant les Etats à reconnaître un droit des malades à l’autodétermination et au consentement à la poursuite du traitement. Nul malade ne devrait recevoir de traitement contre sa volonté.

L’adoption de ce rapport conclut une longue réflexion et fait notamment suite à une audition de plusieurs experts du monde éthique et médical qui s’est déroulée à Paris le 11 janvier dernier. L’Assemblée devrait se prononcer sur ces propositions lors de sa session de d’été, du 21 au 25 juin prochain à Strasbourg. (apic/zn/mp)

30 mai 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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