Certains n'apprécient pas l'exposition des ossements de saint François à Assise | © Vatican Media
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L’exposition des reliques de saint François d’Assise crée une polémique

«Tourisme morbide», «pratiques d’un autre âge»…, l’exposition des ossements de saint François à Assise a provoqué de nombreuses réactions négatives sur les réseaux sociaux. Le franciscain Thomas Freidel, en charge de la démarche, a exprimé son incompréhension face aux critiques.

«Cette sorte de vénération des reliques (…) n’aurait-elle pas dû rester au Moyen-Age?» ; «Cela (l’exposition des reliques, ndlr) peut provoquer chez certaines personnes un inconfort, voire une curiosité morbide». Telles sont quelques unes des critiques que l’on peut trouver sur internet concernant la présentation des restes du ‘Poverello’.

Un acte sacrilège?

À l’occasion du 800e anniversaire de sa mort, en 1226, les restes de saint François sont actuellement présentés pour la première fois au public. Le 22 février 2026, un cercueil en plexiglas contenant ses ossements a été transféré de la crypte de la basilique d’Assise, au centre de l’Italie, vers l’église inférieure située au-dessus. Les restes sont visibles jusqu’au 22 mars.

Des termes tels que «sacrilège» ou «perturbation du repos des morts» ont été repérés sur les réseaux sociaux, parallèlement à des accusations de fraude sur l’authenticité des reliques, de pratiques superstitieuses, ou encore de tourisme religieux à but lucratif.

François n’est pas dans ces ossements

Des critiques rejetées par le franciscain allemand Thomas Freidel. Aumônier pour les pèlerins germanophones à Assise depuis 2008, il a assuré au média allemand domradio.de que cette polémique était loin de refléter la réalité sur place. Selon lui, les milliers de visiteurs déjà venus à Assise ont vécu «une atmosphère de prière, de recueillement, de concentration, d’émotion et de joie».

La polémique pourrait s’expliquer par des différences culturelles: dans le sud de l’Italie, les gens sont habitués à voir «les corps des saints». Le religieux rejette également catégoriquement l’accusation de sensationnalisme: «Certains pensent peut-être qu’il ne s’agit que de ‘regarder’», mais François ne se trouve pas «dans ces ossements», il vit «dans la plénitude éternelle auprès de Dieu». Pour le franciscain, la vénération des restes mortels s’adresse en fin de compte à Dieu lui-même. (cath.ch/kna/domradio/arch/rz)

Certains n'apprécient pas l'exposition des ossements de saint François à Assise | © Vatican Media
18 mars 2026 | 11:10
par Raphaël Zbinden
Temps de lecture : env. 2  min.
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