Une infinie richesse dans la recherche de l’espérance
Jura: Les jeunes vivent la Montée vers Pâques
Jura,
(APIC) Plus de 250 jeunes ont pris part aux huit Montées vers Pâques dans le Jura pastoral de jeudi à dimanche. Ils se sont mis en route des quatre coins du Jura jeudi soir. Marchant sur les pas de Jésus, ils ont animé les célébrations de la Semaine Sainte avec les communautés dans les paroisses.
Le Samedi-Saint, plusieurs personnes ont reçu le baptême, dont deux adultes à Moutier. La Montée vers Pâques à Bienne avait pour thème la «croisée des chemins»: vers la vie, la mort, une impasse, un renouveau…Une quinzaine de jeunes ont tenté de repérer leurs propres impasses, les moyens de s’en sortir, avec l’exemple de personnages bibliques et témoins du Christ.
Ils ont été une trentaine dans le secteur de Courtételle-Courfaivre-Develier a avoir pris leur baluchon, au sens propre, à la suite du «Christ, chemin vers le Père». Symboliquement, le baluchon contient le pain qui nous fait «traverser la mort» lors de l’Eucharistie, son tissu représente le corps du Christ, le bâton correspond au Père sur qui l’on peut s’appuyer, sans oublier la lampe à huile, lumière et Esprit de la dimension trinitaire.
La célébration du chemin de croix s’est terminée par la mise au tombeau vendredi soir dans la chapelle de l’Unité, à Develier-Dessus. Une mise au tombeau très symbolique elle aussi: «Ouvrons les tombeaux de l’histoire et de la haine».
Le thème de la mort a été abordé vendredi matin à Vicques. Les 40 participants du Val Terbi ont tenu à se joindre à cette cérémonie de Develier-Dessus. Le samedi après-midi fut consacré aux visites des personnes âgées de la région qui ont reçu les petits cadeaux confectionnés le matin en ateliers.
Notre temps sur terre
La population de Movelier, Mettembert, Pleigne et Bourrignon était invitée vendredi soir à prendre part au «jeu de la mort». Comme à Delémont et en Ajoie, les jeunes avaient nonante minutes pour exprimer l’œuvre de leur vie, avec des couleurs, de la peinture, ou d’autres moyens d’expression. Mais au bout d’un quart d’heure, et tous les quarts d’heure suivants, certains étaient appelés dans une autre salle, étaient coupés dans leur élan – leur mort symbolique. L’objectif: s’interroger sur la façon dont nous habitons le temps qui nous est donné sur terre.
Plus de soixante jeunes d’Ajoie ont mis en scène vendredi dans l’église comble de Damphreux les sentiments de peur, de tristesse et de colère des textes de la Passion selon St Jean. Ils ont bravé la pluie dimanche pour attendre et célébrer l’aube pascale au cimetière de Boncourt sur fond musical de «La cité des anges». «Et si le jour ne se levait pas?» Chacun a mis sur papier un engagement tout personnel à la suite de cette Montée pascale.
A Moutier, 50 adolescents de 7ème et de 9ème année ont expérimenté dès jeudi la nécessité de la solidarité et du pardon. Les enfants ont participé à l’animation des célébrations du Vendredi-Saint et du jour de Pâques. Le secteur du Pierre-Pertuis n’est pas en reste: lLa chorale du mouvement des jeunes et ses percussions ont rythmé les pas vers les autres, les pas vers la croix chemin d’espérance, les pas vers la lumière de la Résurrection, des pas qui ont symboliquement convergé vers le Père dimanche à l’autel de Mallerey. Une grâce de vivre tout cela. (apic/sic/Monique Rion)




