Deux prêtres et une religieuse, nouveaux saints de l’Eglise

Rome: Canonisations dimanche sur la Place Saint-Pierre

Rome, 18 avril 1999 (APIC) Jean Paul II a procédé dimanche sur la Place Saint-Pierre à la canonisation de deux prêtres et d’une religieuse: Celle du Français Marcellin Champagnat, (1789-1840) fondateur des Frères maristes des écoles au XIXe siècle, de l’Italien Giovanni Calabria (1873-1954) membre de la Congrégation des pauvres serviteurs de la Divine Providence, et de sa compatriote, sœur Agostina Pietrantoni (1864-1894) de l’Institut des Filles de la Charité, infirmière, assassinée à Rome par l’un de ses patients en 1894.

L’Institut de religieux enseignants fondé par le Père Marcellin Champagnat fut l’un des principaux agents de l’évangélisation de la France après la Révolution de 1789. Quelque 5’000 frères maristes sont aujourd’hui actifs dans l’éducation de la jeunesse dans 74 pays des cinq continents. La détermination et la totale confiance en Dieu sont les traits les plus caractéristiques de la personnalité du nouveau saint.

Dans son homélie au cours de la cérémonie, le pape a parlé du «désir brûlant de Dieu» qui se manifesta vivement chez Marcellin Champagnat. Il fut sensible aux besoins spirituels et éducatifs de son époque, a souligné Jean-Paul II, spécialement à l’ignorance religieuse et aux situations d’abandon que connaissait particulièrement la jeunesse. «Son sens pastoral est exemplaire pour les prêtres», a ajouté le pape, qui doivent être de «véritables éducateurs» pour les jeunes qui cherchent un sens à leur existence. En outre, Marcellin Champagnat est aussi un modèle pour les parents et les éducateurs» qu’il peut aider à porter «un regard plein d’espérance» sur les jeunes.

Evoquant ensuite Don Giovanni Calabria, prêtre italien qui se consacra particulièrement aux jeunes abandonnés, le pape a souligné que son existence a été toute entière un «Evangile vivant», débordante de charité, envers Dieu et envers ses frères, spécialement envers les plus pauvres».

Enfin, à propos de la religieuse italienne, Soeur Agostina Pietrantoni, de la Congrégation des Soeurs de la Charité – fondée en 1799 à Besançon en France par Sainte Jeanne Antide Thouret – Jean Paul II a fait remarquer qu’elle a été conduite pendant sa vie par «l’idéal évangélique de la charité envers le prochain, spécialement envers les petits, les malades, et les abandonnés». Evoquant la mort de la religieuse, tuée par un malade de la tuberculose alors qu’elle était infirmière dans un hôpital romain, le pape a souhaité «que son exemple et son intercession puissent obtenir pour l’Institut des Soeurs de la Charité un élan apostolique renouvelé».

A la fin de la cérémonie, Jean Paul II a invoqué la Vierge Marie comme «Reine de la paix», en évoquant ces jours de grande préoccupation pour le conflit en Yougoslavie. Le pape a exprimé le souhait que «la force de la vie en commun pacifique et du dialogue prévale sur la violence ethnique et sur la violence des armes». (apic/zen/imed/ba)

18 avril 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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